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  • Metteya

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    Metteya (ou Maitreya en sanskrit)

     

    On dit que le Bouddha du futur, Maitreya, est le Bouddha de l'amour. Nous pratiquons pour que son apparition devienne réalité. Nous préparons le terrain pour ce futur Bouddha. Le Bouddha du futur sera peut-être une Sangha, une communauté de pratique, une communauté de gens qui partagent les mêmes valeurs, et pas seulement une personne, parce que l'amour doit être pratiqué collectivement. Nous avons besoin les uns des autres pour que la pratique collective de l'amour devienne une réalité.
    p. 67
    L'amour peut aussi être décrit comme la foi, car la foi est une source d'énergie qui nous donne de la force. L'amour et la foi doivent aussi être cultivés. Ce ne sont pas seulement des idées ou l'adhésion à des concepts et à des dogmes. L'amour est quelque chose de vivant, de même que la foi. En aimant, vous apprenez beaucoup. Vous aimez mieux, vous faites moins d'erreurs. Vous êtes plus souvent heureux et vous rendez les autres heureux, ce qui renforce votre foi en votre capacité d'aimer. La foi est donc faite d'éléments très concrets — votre vraie expérience spirituelle, votre expérience de la vie quotidienne. Et cette foi n'est pas prisonnière d'une idée, d'un dogme ou d'une doctrine. La foi est le résultat de votre vie. Elle grandit. A mesure que la foi grandit, vous continuez à recevoir de l'énergie car la foi est aussi une énergie d'amour. En examinant profondément dans la nature de notre amour, nous y verrons aussi notre foi. Et avec cette foi en nous-mêmes, nous n'avons plus peur de rien. Ceux qui ne croient en rien sont ceux qui souffrent le plus. Ils ne voient rien de vrai, de beau ou de bon. Ils sont dans la confusion la plus totale. C'est certainement la souffrance la plus profonde »

    p. 68
    « Bouddha et Jésus sont des Frères », Thich Nhat Hanh, Éditions Le Relié © mai 2001


    Si vous pouvez vous asseoir à côté d'une personne mourante en étant calme et totalement présent, corps, âme et esprit, vous l'aiderez à mourir dans la liberté.
    p. 147

    Ce corps n'est pas moi ; je ne suis pas prisonnier de ce corps,
    Je suis la vie sans frontières.
    Je ne suis jamais né et je ne mourrai jamais.
    Le vaste océan et le ciel aux multiples galaxies
    Se manifestent à partir de la conscience.
    Depuis le temps sans commencement, j'ai toujours été libre.
    La naissance et la mort ne sont que des portes par lesquelles nous passons.
    La naissance et la mort ne sont qu'un jeu de cache-cache.
    Alors, souris-moi, prends-moi la main et dis-moi au revoir.
    Nous allons nous revoir. Nous n'allons pas cesser de nous retrouver à la source véritable,
    De nous rencontrer sur des myriades de chemins de vie.

    (On peut reprendre le premier vers en disant : « Ces yeux... Ces oreilles... Ce nez... Cette langue... Cet esprit... Ces formes... Ces sons..., etc., au lieu de "ce corps". Ces yeux ne sont pas moi, je ne suis pas prisonnier de ces yeux...).
    p. 142


    Le Bouddha accepta l'invitation d'Anathapindika de se rendre à Shravasti, la capitale du royaume du Koshala et Anathapindika s'en fut alors préparer sa venue. Et comme il avait besoin d'un moine pour l'aider, il demanda au Bouddha d'autoriser le vénérable Shariputra à l'accompagner, ce que le Bouddha accepta volontiers. Shariputra et Anathapindika, un moine et un laïc, devinrent très vite de bons amis.
    Certains pensent que les moines ne peuvent fréquenter que d'autres moines, et les laïcs seulement des laïcs. Mais ce n'est pas vrai. Si les moines comme les laïcs sont motivés par un désir profond de pratiquer les entraînements à la pleine conscience et le regard profond, ils peuvent devenir des amis et des compagnons de travail et de pratique très intimes. Il n'y a pas de discrimination. Un moine peut être un bon moine, un bon laïc peut être un bon laïc et ils peuvent aussi être des amis proches.
    p. 134

    « Il n'y a ni mort ni peur », Thich Nhat Hanh, Éditions Pocket © novembre 2013

     


    Si nous sommes en pleine conscience, vivant profondément chaque instant de notre vie quotidienne, nous verrons peut-être que chacun et chaque chose autour de nous est notre demeure. Ne voyez-vous pas que l’air que nous respirons est notre demeure ? Ne voyez-vous pas que le ciel bleu, les fleuves, les montagnes, les gens autour de nous, les arbres et les animaux sont notre vraie demeure ? La vague qui regarde profondément en elle s’aperçoit qu’elle est faite de toutes les autres vagues, si bien qu’elle ne se sent plus coupée du reste du monde. Elle sait reconnaître que les autres vagues sont aussi « chez elle ». Quand vous pratiquez la marche méditative, marchez de manière à reconnaître votre demeure, ici et maintenant. Voyez les arbres comme votre demeure, l’air comme votre demeure, le ciel bleu comme votre demeure et la terre sur laquelle vous marchez comme votre demeure.
    p. 34

    Mais 1orsqu’on va dans l’autre dimension, la dimension ultime, la dimension des noumènes, il faut être très prudent. Dans cette dimension, l’eau ne peut être confondue avec toutes les vagues. Il y a une relation causale, mais cette relation est différente. C'est pourquoi l'eau ne doit pas être considérée de la même façon que les vagues ou au même niveau. C’est ce qu’on appelle dans la tradition bouddhiste « l'investigation séparée des noumènes et des phénomènes* ». Cette conscience est très claire.

    Ne vous laissez pas enfermer par les mots.
    p. 132

    De personne à personne

    Bien sûr, chaque vague fait partie de toutes les autres vagues. Chaque être vivant est relié à tous les autres êtres vivants. Jésus est une vague, comme vous et moi, comme le Bouddha, parce que vous pouvez le toucher en tant que vague dans la dimension historique. On peut le considérer d’abord comme un maître, un être humain et le Fils de l’Homme. En même temps, il est le Fils de Dieu.
    Mais examinons-le maintenant en tant que fils de l’Homme. Il possède alors les cinq éléments : la forme, les sensations, les perceptions, les formations mentales et la conscience. Nous pouvons le toucher en tant que vague, en tant qu’être humain et il y a une relation entre nous et lui. Je connais un prêtre catholique qui a dit que Jésus est notre frère. Alors qu’il célébrait l’Eucharistie en ma présence, il a invoqué Jésus en disant « notre frère ». Cela signifie que dans la dimension historique nous sommes des frères et des sœurs les uns pour les...
    p. 133

    … autres. Nous sommes des pères et des mères les uns pour les autres parce que nous sommes tous des fils et des filles de l’Humanité. La relation que nous avons avec Jésus est donc une relation de personne à personne.
    Cette personne est quelqu’un d’extraordinaire : il est un maître qui porte la Voie en lui : « Je suis la Voie. » Et la Voie est le Tao. La Voie est le Dharma.
    Le Dharma est profond et merveilleux. Du fait que la Voie et le Dharma sont en Jésus, il est notre maître. Il est devenu notre maître. Jésus est notre Seigneur parce qu’il incarne la Voie, il incarne le Dharma. Il y a de l’amour entre nous deux. « Jésus m’aime, je le sais. » Nous le savons parce que Jésus est avant tout le fils de l’Homme, un être vivant. Il est fait des cinq éléments et nous pouvons voir la nature de l'amour qui existe entre nous. Aimez votre maître, aimez vos disciples. C’est ce que nous pratiquons chaque jour. En tant que maître, nous pratiquons l'amour envers nos disciples, et nous pratiquons en tant que disciples, en aimant notre maître. C’est la raison pour laquelle nous offrons une tasse de thé à notre maître, nous nous soucions de sa santé et de savoir s’i1 a pris son petit déjeuner et bien dormi. Nous nous soucions de son bien-être et lui souhaitons de ne pas avoir trop de problèmes ou de disciples difficiles.
    Nous connaissons la nature de notre amour. Aimer Jésus est quelque chose que nous pouvons expérimenter. Nous avons besoin de notre maître, nous avons besoin de nos disciples, et leur présence...
    p. 134
    … nous rend heureux. Cet amour est tangible, palpable et concevable.

    Pouvez-vous imaginer Jésus en train de leur dire : « Non, en Europe nous avons déjà le christianisme et je trouve que ce ne serait pas bien de vouloir propager une nouvelle “croyance**” sur cette terre. » On peut imaginer toutes sortes de propositions et de réactions.

    Lors d’une conférence qui a eu lieu à Lille, dans le nord de la France, j’ai expliqué qu’on pouvait voir le Bouddha et Jésus assis ensemble en train de prendre le thé. Puis, le Bouddha se tourne vers Jésus et lui dit : « Mon cher frère, ne trouves-tu pas qu’il est plus difficile aujourd’hui d’être direct, sans peur et d’aider les gens à comprendre et à aimer ? » C’est une question que le Bouddha pourrait poser à Jésus.
    Jésus ne connaissait pas la peur et il était très direct. Ce maître avait une immense capacité d’aimer, de guérir et de pardonner. Voici la première question que le Bouddha pourrait lui poser : « Mon cher frère Jésus, est-ce vraiment si difficile aujourd’hui ? » Et voici comment il continuerait : « Que puis-je faire pour t’aider, mon frère ? » Comment faire en sorte que la pratique soit toujours comprise, acceptée et efficace pour reconstruire ce qui a été anéanti et restaurer ce qui a été perdu : la foi, le courage et l’ amour ?
    Jésus, c’est tous ceux qui, dans les Églises orthodoxe, catholique, protestantes et anglicanes essaient d’aider les gens à comprendre, à accepter, à vivre et à pratiquer de telle sorte que l’amour et l’acceptation redeviennent possibles. Jésus est toutes ces ...
    p. 175

    … personnes qui se demandent comment faire pour que le message du Christ soit mieux reçu et mieux compris aujourd'hui.
    Le Bouddha pose à Jésus une question très concrète. Il lui pose la question de la pratique parce qu’il veut connaître sa réponse. Aujourd’hui, il a aussi des difficultés à faire tout ce qu’il faisait il y a vingt-cinq siècles en Inde. Dans sa tradition, on a tendance à trop parler de l’enseignement. Les gens se sont égarés en inventant trop de choses et en s’occupant trop de l'organisation. Ils ont perdu la véritable essence du Dharma. Ils enseignent et pratiquent dans des formes archaïques qui n’ont pas réussi à transmettre le véritable enseignement aux futures générations.
    En posant cette question à Jésus, le Bouddha se pose en même temps cette question : comment peut-on renouveler le bouddhisme en tant que tradition spirituelle ? Comment le bouddhisme peut-il incarner le véritable esprit du Dharma ? Comment la pratique peut-elle générer la véritable énergie de l'amour, de la compassion et de la compréhension ?
    Le Bouddha et Jésus sont deux frères qui doivent s’aider mutuellement. Le bouddhisme a besoin d’aide. Le christianisme a besoin d’aide, non pas pour le bien du bouddhisme, non pas pour le bien du christianisme, mais pour le bien de l'humanité et pour le bien des autres espèces sur la Terre. Nous vivons à une époque dominée par l'individualisme, la violence et l’ignorance. Les gens ne se comprennent plus les uns les autres ; ils ne sont plus capables de se parler et de communiquer ensemble. Nous vivons une époque où la destruction est par tout...
    p. 176

    … , où beaucoup de gens sont au bord du désespoir. C’est pourquoi le Bouddha a besoin d’aide, de même que Jésus.
    Au lieu de les opposer, invitons-les ensemble chaque jour, chaque matin, chaque après-midi et chaque soir comme deux vrais frères. Leur rencontre est un espoir pour le monde.
    Le Bouddha et Jésus doivent se rencontrer à chaque instant en nous. Dans notre pratique quotidienne nous avons besoin de toucher l’esprit du Bouddha et l’esprit de Jésus pour qu’ils se manifestent. Nous avons besoin de leurs énergies pour pouvoir embrasser notre peur, notre désespoir et notre anxiété.
    Pour Jésus comme pour le Bouddha, il est possible de retrouver la paix et l’espoir. Cette paix, cette solidité et cet espoir sont pour ceux que nous aimons et qui vivent autour de nous. Chaque pas que vous faites dans la direction de la paix, chaque sourire sur vos lèvres, chaque regard aimant inspire et aide les gens qui vous entourent à avoir foi en l’avenir.
    C’est pourquoi le Bouddha devrait aider Jésus à se rétablir complètement et Jésus devrait aider le Bouddha à se rétablir complètement, parce que Jésus et le Bouddha ne sont pas des concepts. Ils sont vivants, autour de nous et vous pouvez les toucher dans votre vie quotidienne.
    p. 177

    Nombreuses sont les personnes, particulièrement dans les milieux chrétiens, qui voient des points communs entre le christianisme et le bouddhisme. Mais pour d'autres les fondements philosophiques du christianisme et du bouddhisme sont très différents. Le bouddhisme parle de renaissance, d'avoir plusieurs vies ; tandis que selon le christianisme vous n'avez qu'une vie, celle-ci. Le bouddhisme enseigne qu'il n'y a pas de soi et le christianisme qu'il y a un vrai soi. Le bouddhisme enseigne la vacuité, la non-substance, tandis que le christianisme confirme la réalité de l'existence. Comme la base philosophique est très différente, certains en concluent que la pratique de la compassion et de la bienveillance dans le bouddhisme est forcément différente de la charité et de l'amour dans le christianisme. C'est à mon sens une façon très superficielle de voir les choses. En approfondissant notre pratique dans notre propre tradition, nous verrons que ces questions ne sont pas fondées.
    Pour commencer, il y a de nombreuses formes de bouddhisme et bien des manières de le comprendre. Prenez cent personnes qui pratiquent le bouddhisme et vous aurez cent formes différentes de bouddhisme. Il en est de même du christianisme. Prenez cent mille personnes qui pratiquent le christianisme et vous aurez peut-être cent mille façons de comprendre le christianisme.
    Au Village des Pruniers, où de nombreuses personnes venant de différentes traditions viennent pratiquer, il n'est pas rare qu'un bouddhiste trouve ...
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    ... un chrétien plus bouddhiste qu’un autre bouddhiste. Je vois un bouddhiste, mais sa manière de comprendre le bouddhisme est assez différente de la mienne. Et quand je regarde un chrétien, je vois que sa façon de comprendre le christianisme et de pratiquer l’amour et la charité est plus proche de ma façon de pratiquer que celle de cet homme que l’on dit bouddhiste.
    C’est tout aussi vrai du christianisme. Vous pouvez vous sentir très éloigné de votre frère chrétien. Vous pensez que le frère qui pratique dans la tradition bouddhiste est bien plus proche de vous comme chrétien. Le bouddhisme n’est donc pas le bouddhisme et le christianisme n’est donc pas le christianisme. Il existe de nombreuses formes de bouddhisme et de nombreuses façons de comprendre le bouddhisme. De même, il y a bien des manières de comprendre le christianisme. C’est pourquoi il faut se défaire de toute idée préconçue sur le christianisme et le bouddhisme.

    Nous ne cherchons pas à dire que le bouddhisme est une forme de christianisme ou le christianisme une forme de bouddhisme. Une mangue n’est pas une orange. Je ne peux pas dire qu’une mangue est une orange. Il y a des différences. Il faut préserver les différences. C’est bien d’avoir des différences. Vive la différence ! Mais quand vous observez profondément la mangue et l'orange, vous voyez que bien que différentes, elles sont toutes deux des fruits. Si vous analysez encore plus profondément la mangue et l'orange, vous verrez qu’elles contiennent les mêmes éléments, comme le soleil, les nuages, du sucre et de l’acidité. Si vous passez encore...
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    ... plus de temps à les regarder profondément, vous découvrirez que la seule différence entre elles tient au degré, à l’accentuation. A première vue, vous voyez les différences entre l'orange et la mangue ; mais un examen approfondi vous révèle tout ce qu’elles ont en commun. Dans l'orange vous trouvez de l’acidité et du sucre, qui sont aussi présents dans la mangue, Même deux oranges ont un goût différent, l'une étant plus acide ou plus sucrée que l’autre.
    p. 21

    « Bouddha et Jésus sont des Frères », Thich Nhat Hanh, Éditions Le Relié © mai 2001

    * (Du phénomène au noumène :
    Alors dans le bouddhisme, il y a des écoles qui se spécialisent sur l'étude de l'ontologie, et d'autres écoles se spécialisent sur l'étude des différences des phénomènes. En général, on étudie séparément. Quand on étudie l'ontologie, on ne parle que de l'ontologie, et quand on étudie les phénomènes, on ne parle que des phénomènes, et on ne mélange pas les deux. Alors quand on parle de la relation des causes et effets, il ne faut pas mettre Dieu là dedans, et quand on parle de Dieu, on ne peut pas mettre la loi des causes à effet, du karma, dedans, parce que quand on parle des vagues, on peut dire que la vague monte descend, elle est petite, elle est grande, mais quand on parle de l'eau, on ne peut pas utiliser tous les qualificatifs comme haut, bas, grand, petit. Les qualificatifs qu'on utilise pour la vague sont inutilisables pour qualifier l'eau. Et tout ce qu'on utilise pour parler des phénomènes, on ne peut pas l'utiliser pour parler de Dieu, alors il faut respecter ce principe de l'investigation séparée des phénomènes et de l'ontologie, ou bien des noumènes et des phénomènes. Mais dans le bouddhisme, il y a une connexion entre le noumène et le phénomène. Au début, on étudie les phénomènes, on étudie les cinq skandhas, on va en profondeur dans les cinq skandhas, on étudie la différence, et puis à partir de la différence, on a l'opportunité d'entrer dans l'ontologie. Par exemple, au début, on regarde la fleur, et on étudie les éléments qui font la fleur, comme le soleil, le nuage, la terre, la semence, le jardinier. On étudie les phénomènes, et puis plus tard on entre dans le domaine de l'ontologie, on voit que non seulement les fleurs n'ont pas de nature propre, mais les éléments qui font la fleur non plus. Donc, en suivant le phénomène, on entre dans le noumène. De l'investigation des phénomènes, on touche la nature des noumènes. Ces choses sont liées à l'éthique bouddhique, parce que c'est le fondement, et cela fait partie de la méta-éthique. Comment appliquer cela quand on parle du bon et du mauvais. Premièrement, on dit que le bien une appellation, une désignation conventionnelle. Ensuite, on arrive à la deuxième investigation, c'est à dire, le bien, qu'est-ce que c'est ? Ce qu'on appelle comme le bien, qu'est-ce que c'est ? Et on cherche la nature du bien. Qu'est-ce que le bien, qu'est-ce que vous voulez dire par “le bien” ? Et c'est un sujet de la méta-éthique. Qu'est-ce que vous voulez dire par “le bien” ? Qu'est-ce que vous voulez dire par “le mal” ? Et lorsque l'on va en profondeur, selon le bouddhisme, on voit que le bien est fait du mal, que le bien est fait de non-bien, et à ce moment-là, on n'a pas une attitude fanatique. Dans des religions, on identifie le bien avec Dieu. D'un côté c'est le bien, de l'autre côté c'est le mal, et le bien fait partie de Dieu, ce côté, et puis le mal se trouve dans le côté qui s'oppose, et le mal c'est Satan, c'est le diable(1). Mais dans la méta-éthique bouddhique, l'absolu, le fondement de la réalité des choses, transcende les concepts du mal et du bien. La vacuité est la non-naissance, la non-mort, la non-pureté, la non-impureté, c'est cela la vraie vacuité, mais la plupart des chrétiens identifient le bien avec Dieu. Lorsque nous investiguons le bien, il faut voir le bien n'est fait que de non-bien, et ce n'est qu'une appellation, et ce n'est pas absolu. Dans le soutra du cœur, il est dit que la vacuité, la nature vide de toute chose, transcende toutes les notions de pureté, d'impureté, comme le lotus pousse dans la boue : sans la boue, il n'y aurait pas de lotus, et si nous courrons derrière le lotus en abandonnant la boue, alors ce n'est pas une attitude intelligente, parce que si nous éliminons toute la boue, le lotus ne sera plus là, et c'est pareil pour la souffrance et le bonheur. Si nous fuyons la souffrance et nous courrons derrière le bonheur, on ne pourra jamais l'attraper car le bonheur est fait de la souffrance. Le lotus a besoin de la boue, et si nous voulons le bonheur, il faut traverser la souffrance. Donc, si nous regardons la souffrance d'un autre regard, le regard non-dualiste, c'est-à-dire que si nous voyons la nature de l'inter-être de la souffrance et du bonheur, comme du gauche et du droit, alors nous voyons que l'attitude de fuir une chose pour courir derrière une autre chose est une attitude dualiste. Nous voyons très clairement que nous avons toujours la tendance à fuir la souffrance pour poursuivre le bonheur, sans savoir que c'est la souffrance qui nous apporte la compréhension et l'amour. Si vous ne souffrez pas, si vous ne regardez pas profondément la souffrance, le désespoir, comment pouvez-vous avoir l'amour et la compréhension ? Sans amour et sans compréhension, vous ne serez jamais heureux, c'est comme si vous ne vouliez pas planter le lotus dans la boue. En nous, il y a la septième conscience qui fuit toujours la souffrance pour chercher le bonheur, sans savoir que la souffrance est très utile. La souffrance peut-être un bienfait, et en regardant la souffrance de ce regard, nous n'aurons plus peur, et nous pouvons l'embrasser pour grandir. Ainsi, le bonheur apparaît avec l'arrière-plan de la souffrance. Si vous ne connaissez pas la faim, vous n'apprécierez jamais la nourriture. Et toutes les idées sur le bien, le mal, le vrai, le faux, premièrement, tout cela, ce ne sont que des mots, il faut arriver à la réalité, et quand on arrive à la réalité, on comprend que cette réalité est faite des autres réalités. Alors le bien, le mal, dans le bouddhisme sont très relatifs. La méta-éthique est un sujet très profond.

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    (1) Diable ou Satan sont des mots équivalent. Diable vient du grec qui signifie “diviseur (ou dualité), calomniateur, accusateur”, Satan vient de l'hébreu signifiant “l'adversaire”.
    Nous pouvons rapprocher cela du terme “Maya”, ou “l'illusoire”, dans le sens de l'absence de nature propre des phénomènes des forces gravitatives.

     

    http://www.babelio.com/livres/Vincent-La-chair-et-le-diable/160971

    http://fleursdudharma.com/transcriptions/retraite-hiver-2008-2009/01-22-2009.php

    ** Nous devons ici entendre bien évidement le terme “croyance” comme synonyme de Chemin de Spiritualité.

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    Alors que la manifestation physique de Thich Nhat Hanh décline et va inexorablement vers son extinction prochaine (comme nous tous d'ailleurs ! Et en sommes-nous vraiment conscient ?), voilà ce que nous disons aujourd'hui :
    Il faudra bien un jour élargir les mots étriqués et révéler la profondeur du sens élargit, Dharma, bodhisattva, « Walîy », Dieu, « serviteur de Christ », « wicasa-wakan et winyan-wakan de Wakantanka » ainsi que la « sangha » de fraternité d'Êtres-Humains... si l'on veut sortir de l'ornière de l’intolérance, du rejet primaire, et sa cohorte criminelle de souffrances stupides et de gâchis qui se génère dans les tares congénitales du fondamentalisme. Il faudra bien arrêter de flirter avec la duplicité ravageuse entre le paraître et le factuel*. Faute de quoi l’ambiguïté “entre le discourt et l'attitude” finira dans son hypocrisie avérée par nous engloutir vers les ténèbres et ses abysses... dont nul ne sait si nous en reviendrons... !

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    * (De nos jours, il est fréquent de rencontrer des gens qui mêlent et mélangent les religions selon leur convenance. Pour montrer qu’ils ne sont pas sectaires, ils essaient d’expliquer les concepts chrétiens du point de vue du Bouddha, ou de dénicher des parallèles entre le bouddhisme et le soufisme, ou entre le zen et les affaires. Forcément, on pourra toujours trouver de petites ressemblances entre deux choses, quelles qu’elles soient, mais pour ma part je ne vois pas la nécessité de ces comparaisons. Si les religions s'inspirent toutes d’une sorte de motivation philanthropique et visent généralement à alléger la souffrance des êtres, il existe entre elles des différences fondamentales.
    p. 221)
    « N'est pas bouddhiste qui veut », Dzongsar Jamyang Khyentsé, Éditions Nil © 2008

     

    http://www.babelio.com/livres/Dzongsar-Jamyang-Khyentse-Nest-pas-bouddhiste-qui-veut/82894

    – Les traditions spirituelles authentiques sont nées dans le temps biologique de divers endroits géographiques et culturels de notre Terre, pour tenter de porter l'Humain vers ses dimensions intérieures les plus dignes de son humanité. Elles ont à ce titre diverses formes, diverses expressions, diverses natures d’appréhender sont objet, comme ce qui se trouve au pied d'un immense massif montagneux, une grande variété de configuration. Si l'on reste à la base cela restera ce qui est effectivement ! Mais plus ont gravit ce massif, plus les différences s'amenuisent et s'interpénètrent dans un écosystème allant vers une unicité plus on s'approche de la partie sommitale.
    Dès lors que l'on reste à une notion de “mélange confusionnel”, c'est à la base primale que l'on s'adresse, donc un niveau finalement de peu d'intérêt, du commun pourrait on dire, c'est se mettre à ce niveau là. Lorsque la conscience chemine vers sont épanouissement intérieur toutes ses différences s'estompent de plus en plus et le “langage” que porte une tradition ou une autre devient de plus en plus clair.
    Alors bien sûr il faut partir d'une base, certes, sauf qu'à notre époque de réductions des distances du fait des communications, physiques, culturelles et médias divers, de l'éducation avancée, cela change complètement la donne.
    L'humanité d'aujourd'hui se dirige inexorablement vers une approche multi-culturelle, où selon l'esprit d'ouverture des uns et des autres le cheminement d'un point de base particulier ou multiple, selon la situation ponctuelle, se fera. Et c'est bien ce que haï le fondamentalisme, une angoisse irrépressible du devenir et intolérante, dans lequel les “cadres héritiers” sont beaucoup plus proche de leur statu mondain recroquevillés sur eux mêmes sur la base primale des “privilèges” de leur charge, que d'une quelconque actualisation spirituelle vrai et authentique, qui elle s'adapte toujours quelque soit la situation, c'est sa marque de qualité majeure !
    Ainsi aujourd'hui pour qu'il y ait un demain, il nous faut envisager de partager le contenu des traditions spirituelles et connaissances des sciences dans ce qui les unis vers l'accomplissement de la dignité de l'humain, avec les chercheurs qualifiés. Et laisser les personnes libres de faire le choix du cheminement qui leur convient, libre de s'imprégner de toutes traditions et autres connaissances qui leur permettent d’accéder à ce bien le plus précieux, notre dignité humaine en lumière !
    Je dirais aux Traditions, “ouvrez grandes vos portes” sous peine que nous soyons tous plus ou moins damnés par manque de courage et d'A/mour de la Vie dont nous avons hérité, et avons la charge en conscience !

    À Taizé, une voie et une "voix" en exemple à suivre ... ?
    « Ce dimanche matin, 4000 personnes venues de toute l'Europe, parfois d'Asie, d'Amérique Latine ou de Bourgogne ont fait le déplacement à Taizé pour la prière pascale. Le temps de l'eucharistie, qu'ils soient catholiques, protestants, orthodoxes, juifs, musulmans ou athées, tous ont été dans la paix du Christ. »

    http://www.lejsl.com/edition-macon/2016/03/27/4-000-personnes-dans-la-paix-du-christ-pour-paques

    La Spiritualité de l'Homme est quelque chose de beaucoup trop important pour qu'elle soit laissée à la “discrétion” exclusive du “monde religieux”, cela concerne tout Humain, en conscience ou pas !

    http://www.babelio.com/livres/Pelt-Dieu-de-lunivers-Science-et-foi/41756

    http://www.babelio.com/livres/Pelt-Nature-et-spiritualite/826068

    http://www.babelio.com/livres/Krishnamurti-Dernier-journal/81337
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    (note du 4 XII 2015)

    http://www.babelio.com/livres/Vincent-Le-coeur-des-autres--Biologie-de-la-compassion/265569

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    abomination et tristesse devant ce que l'humain peu générer de pire, le fanatisme

     

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    Luz : « On se reconstruit avec la beauté que les autres vous offrent, pas avec la haine et la vengeance. Certainement pas.

    L’amour du prochain est une absurdité faite pour rassurer les hypocrites. Ce qui est important, c’est de ne pas avoir de haine. Ce n’est pas "l'amour", c’est la non-haine. »

    http://www.comixtrip.fr/dossiers/luz-on-se-reconstruit-beaute-autres-offrent-haine-vengeance/

     

     https://www.facebook.com/trinlay.rinpoche/posts/10205726591463494?pnref=story

     

    «Quand "l'animalité hante l'humain", certains s'y soumettent avec délice, ils divinisent les animaux et diabolisent les hommes. Tandis que d'autres combattent la bestialité tapie dans notre corps et dans notre inconscient, ou celle qu'ils attribuent aux autres afin de les éliminer. L'image des êtres vivants s'étire entre la machine et l'ange. Il ne faudrait pas qu'on nous la déchire.

    Peut-être l'éthologie inventera-t-elle une nouvelle vision des êtres vivants où l'homme ne cessera de naître, d'abord dans l'animalité, puis dans la parole, enfin dans la technique où il construit son habitat sans cesse à renouveler.

    Car l'homme est le seul animal capable d'échapper à la condition animale.»

    http://www.babelio.com/livres/Cyrulnik-Lensorcellement-du-monde/2326

    (« L'Ensorcellement du monde », Boris Cyrulnik, éd. Odile Jacob © 2001, p. 278-279)

    https://www.facebook.com/trinlay.rinpoche/posts/10205730101311238?pnref=story

     

    Bouleversé, Aymeric Caron rend hommage à Charlie Hebdo

    «Ceux qui chantent la Marseillaise pour Charlie Hebdo, ils ont rien compris. Parce que Charlie Hebdo, « qu’un sang impur abreuve nos sillons », Cabu il aurait été : « Mais qu’est-ce que c’est que ces cons-là ? Pourquoi ils me dérangent là ? Je leur ai rien fait, moi », s'emporte-t-il.

    La présentatrice du Supplément, Maïtena Biraben, lui répond qu'il s'agit maintenant de défendre « une certaine liberté de la presse ». Ce à quoi Daniel Cohn-Bendit répond : «Il faut respecter Charlie Hebdo ! ».
    Des propos qui résonnent avec ceux du dessinateur Luz. Interviewé longuement par Les Inrocks ce week-end, l'un des survivants de Charlie Hebdo expliquait : «La charge symbolique actuelle est tout ce contre quoi Charlie a toujours travaillé : détruire les symboles, faire tomber les tabous, mettre à plat les fantasmes. Les colombes de la paix et autres métaphores du monde en guerre, ce n'est pas notre truc.On doit porter une responsabilité symbolique qui n'est pas inscrite dans le dessin de Charlie».

    https://fr.tv.yahoo.com/news/daniel-cohn-bendit-sen-prend-ceux-chantent-marseillaise-195149837.html

    L'écrivain Salman Rushdie a ajouté sa voix à celles des défenseurs de la liberté d'expression. L'auteur des Versets sataniques, contraint de vivre près de dix ans dans la clandestinité après une fatwa émise contre lui par l'ayatollah Khomeini en 1989, a exprimé sa «solidarité à Charlie Hebdo» dans un communiqué partagé sur Twitter, encourageant chacun à «défendre l'art de la satire».

    «Je suis solidaire avec Charlie Hebdo, comme nous devons l'être tous, explique l'auteur, pour défendre l'art de la satire, qui a toujours été une arme de la liberté contre la tyrannie, la malhonnêteté et la bêtise. ‘Respect pour la religion' est devenu un nom de code pour dire 'Peur de la religion'. La critique, la satire et, oui, notre irrévérence intrépide doivent pouvoir s'appliquer aux religions».
    «La religion devient une menace pour notre liberté»

    «Combinée aux armements modernes, la religion, une forme médiévale de la déraison, devient une vraie menace pour notre liberté, continue-t-il. Ce totalitarisme religieux a provoqué une mutation mortelle au cœur de l'islam et nous en voyons les conséquences tragiques aujourd'hui à Paris.»

    http://www.lefigaro.fr/livres/2015/01/09/03005-20150109ARTFIG00118--charlie-hebdo-salman-rushdie-defend-l-art-de-la-satire.php

    À travers les grandes spiritualités du monde

    Cheikh Bentounès est le maître spirituel de la confrérie Alawiya, confrérie soufie aux antipodes de tous les intégrismes. Il vit un islam mystique dans une profonde union à Dieu, et déplore que les intégristes imposent un ordre qu'ils veulent immuable, oubliant ainsi que « la religion interprétée à la lettre n'enseigne que des vérités superficielles, sources de bien des drames ». La véritable spiritualité est à ses yeux recherche permanente de la réalité du Message pour savourer, dans le partage et la richesse de la vie, l'intarissable flux du divin qu'elle porte en elle. Aussi jette-t-il sur l'évolution actuellement perceptible dans le monde des religions un regard sévère : « Aujourd'hui, les religions sont devenues des prisons pour l'esprit ; l'aspect extérieur a pris tellement d'importance que l'homme ne peut s'y épanouir* ; les soufis se sentent proches de toutes les créatures, au-delà de toutes les religions. Chaque être a reçu le divin en dépôt, tout le monde aspire au bonheur ; certains le recherchent dans l'argent, le pouvoir ou dans le salut d'une religion. Ce sont là des moyens illusoires. Une seule chose peut réellement apaiser et apporter le bonheur : c'est de vivre dans l'union et non dans la séparation, dans la perpétuelle contemplation du divin. Telle est au fond notre véritable nature(1). » Goûtons cet hymne à la paix de mon ami Bentounès, témoin contemporain de la haute et flamboyante spiritualité de l'islam soufi :

    L'islam : toute chose dans la main de Dieu
    « Elle est la fleur au parfum enivrant du jardin de la quiétude.
    Elle est le mouvement d'amour qui submerge et unit les cœurs de pardon et de mansuétude.
    Elle est la monture du héros qui combat l'intolérance.
    Elle est la méditation suprême du sage noyé dans l'éternelle présence.
    Elle est la plume du savant qui éveille et transmet la connaissance.
    Elle est l'encre de l'alphabet céleste, mystère de l'essence.
    Elle est la fondation de la demeure de la justice et de la dignité.
    Elle est la force salvatrice des hommes contre la monstruosité.
    Elle est le remède du cœur face à l'angoisse des âmes agitées.
    Elle est l'hymne des chérubins qui portent le trône divin.
    Elle est le nom béni de Dieu invoqué par toute la Création [...] »
    ---
    (1.) Cheikh Bentounès, Un maître pour la paix, www.uneballepourlapaix.fr.
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    « Nature et spiritualité »,p.123 - 124 - 125 - Jean-Marie PELT en collaboration avec Franck Steffan, éd. Fayard © - 2008

    * Les « projets » temporels et "matériels" petits ou grands, de la religiosité pour venir en aide (quand elle n'est pas en plus détournées vers d'autres buts inavoués !) à la détresse humaine et à la Vie, sont sujets aux risques permanents d'un emprisonnement des personnes impliquées quand l'objectif rend et prend les personnes impliquées qui y participent, comme "irréelles", voire "fantomatiques" au point qu'il n'y a plus aucune espèce d'écoute à ce qu'ils sont, à ce qu'ils vivent, est a leur propres sagesse et "qualités" dans leur vision et aspirations légitimes, vivre dans la dignité dans le chaos des hommes ... alors tout s’effondre dans les déchirements des divergences ...

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    La parodie des rencontres d'Assise du 27 octobre 1986 * voudrait que l'on réponde à la question qui va se poser dans l'urgence et de façon "brûlante" dans les institutions "traditionnelles" : qui reconnait les valeurs intrinsèques de notre "démocratie", toute imparfaite qu'elle soit, et accepte la primauté du "Droit civil" et de la "laïcité", sur toute autre considérations ?

    * Qui est de fait un échec du "vivre tous ensemble" fraternel dont il appartiendra à tout un chacun d'en assumer sa responsabilité qu'il le veuille ou pas !

     http://camisard.hautetfort.com/archive/2008/10/24/77398bce3a8e84b33767e6f39ba30a98.html

    Aussi bien, étant donné le passé des Églises, qui n’est pas sans tache, il convient qu’elles soient modestes dans leurs prises de position quand elles estiment devoir les exprimer. Au lieu de vouloir être la lumière du Monde, qu’elles s’appliquent modestement à un travail silencieux et en profondeur.
    p.243;
    «Un homme de foi et son église» , Marcel Légaut

    http://www.babelio.com/livres/Legaut-Un-homme-de-foi-et-son-eglise/63480

     

    « Ni les religions et leurs intégristes, ni les idéologies et leurs militants, ni les bien-pensants et leurs préjugés ne doivent pouvoir entraver le droit à la caricature, fût-elle excessive »
    Cabu, Le Canard enchaîné, mercredi 14 janvier 2015

     

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     https://fr.news.yahoo.com/lancien-pr%C3%A9lat-poursuivi-p%C3%A9dophilie-au-091410878.html

    Josef Wesolowski, consacré évêque le 06/01/2000, par le pape Jean-Paul II, et nommé nonce apostolique en 2002, jugé et sanctionné en juin 2014 par la Congrégation pour la doctrine de la foi, qui l'avait réduit à l'état laïque, la peine maximale pour un prélat.

    - Ainsi donc nous devons bien considérer que finalement être "laïc" pour ces prélatures empreintes de féodalité religieuse, c'est un "état humain réduit" ... à pas grand chose !

     

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        Aurait-il fallu que les anachroniques fondamentalistes intégristes d'Écône (“Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X”) abattent André Franquin et Jean-Christophe Delpierre, Marcel Gotlib, Alexis etc... dans les années 90 ? Histoire d'inaugurer le retour d'un surgissement sombre d'un autre âge médiéval du cloaque de la "religiosité" !

     http://www.babelio.com/livres/Vincent-La-chair-et-le-diable/160971

    « La démocratie est le pire système de gouvernement, à l'exception de tous les autres qui ont pu être expérimentés dans l'histoire. »
    Winston Churchill

    Fort intéressant Jean-Michel Vernochet :

    https://www.youtube.com/watch?v=85F1DypWsU8

     «Les Français vont devoir passer par où les chats s'étranglent pour connaître la valeur de la démocratie». Jean Carrière, «Les Années sauvages» (p.72/73) éditions Omnibus ©  2011

     

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    Note du 18 janvier 2015

    « Si nous apprenons les trois portes de libération sans les pratiquer, elles ne servent à rien. Pour ouvrir la porte de l'absence de signes et entrer dans le monde de l'ainsité, la réalité, nous devons pratiquer la pleine conscience dans notre vie quotidienne. En regardant profondément chaque chose, nous voyons la nature de l'inter-être. Nous voyons que le président de notre pays est composé d'éléments non-président, notamment l'économie, la politique, la haine, la violence, l'amour, etc. Si nous regardons profondément la personne qui est président, nous voyons la réalité de notre pays et du monde. Toute notre civilisation se trouve en lui : notre capacité à aimer, à haïr, tout. Toute chose contient en soi tout le reste. Nous méritons notre gouvernement et notre président car ils reflètent la réalité de notre pays : nos pensées, nos sentiments et la façon dont nous vivons notre vie quotidienne. »
    p. 90
    « Cultiver l'esprit d'amour », Thich Nhat Hanh, Éditions Pocket (J.-C. Lattès) © mai 1997

    http://www.babelio.com/livres/Hanh-LEsprit-damour-Les-Plus-Beau-Livre-sur-lamour-/40470

    « Une nation aussi peut avoir une idée du bonheur. Par exemple, un groupe de personnes est persuadé que le bonheur de ce pays dépend de la réalisation d'une idée, qu'il s'agisse d'une doctrine économique, théologique, ou encore d'une idéologie. Ces gens en sont tellement convaincus qu'ils vont tout faire pour défendre et promouvoir cette idée et s'opposer à toute autre notion du bonheur. C'est le début d'une approche totalitaire du bonheur. Un gouvernement ou un parti fera usage de sa force pour réaliser cette idée du bonheur. Ce pays mettra peut-être soixante-dix ans ou cent ans à essayer d'appliquer cette idée du bonheur, au prix de nombreuses souffrances et tragédies. L'Union soviétique avait pris l'habitude d'interner en hôpital psychiatrique ceux qui n'avaient pas la même idée du bonheur, de sorte que beaucoup de gens et beaucoup de bonheur ont été sacrifiés.
    Tous ces systèmes devront pourtant se réveiller un jour. Quand ils comprendront que cette idée n'est pas parfaite et qu'il y a de nombreux éléments qui ne correspondent pas à la réalité ni aux besoins et aux aspirations des gens, ils abandonneront cette idée du bonheur et le pays aura une nouvelle chance. C'est le cas par exemple quand un pays exige de ses habitants qu'ils soient des héros alors qu'ils n'en ont peut-être pas envie. Si les dirigeants ne tirent pas les leçons des souffrances du passé, ils répéteront exactement les mêmes erreurs avec une autre notion du bonheur. Et qui sait pour combien de temps encore ? Une notion est par conséquent toujours dangereuse.
    La pratique du bouddhisme tend à nous libérer des notions, des concepts et des perceptions, y compris des notions concernant notre propre bonheur. »
    p. 72 et p. 73
    « Bouddha et Jésus sont des Frères »,Thich Nhat Hanh, Éditions Pocket, le Relié © mai 2001

    « Un gouvernement peut aussi penser qu'il connaît la seule façon de rendre son pays prospère et heureux. Ce gouvernement et ce pays peuvent rester fidèles à cette idéologie pendant cent ans ou plus. Et pendant ce temps, les citoyens de ce pays souffrent beaucoup. Ceux qui osent exprimer leur désaccord avec les idées du gouvernement sont emprisonnés. Ils peuvent même être considérés comme fous. Vous pouvez transformer votre nation en prison juste pour suivre une idéologie. N'oubliez pas que vos notions du bonheur peuvent être très dangereuses. Le Bouddha a dit que le bonheur n'est possible que dans “l'ici” et maintenant. Je vous invite à revenir en vous et à examiner profondément vos notions et vos idées du bonheur. »
    p. 48
    « Il n'y a ni mort ni peur », Thich Nhat Hanh, Éditions Pocket © novembre 2013

    « Imaginez un royaume où il n'y aurait aucune souffrance : ce serait très déprimant. La joie d'être en vie ne peut être là que si vous savez ce qu'est la mort. La joie d'être en bonne santé, d'être capable de marcher, de courir et de respirer n'est possible qu'avec l'expérience de la mort et de la maladie. Il convient de réexaminer notre espoir, notre désir et notre aspiration de vivre dans un royaume ou un lieu dénué de souffrance.
     Ceux qui vivent dans ce royaume sont censés ne jamais souffrir et vivre dans un bonheur quotidien perpétuel. C'est aussi absurde qu'impossible. Une Terre pure, une terre de Bouddha ou le paradis, n'est pas un lieu où la souffrance n'existe pas. Ma définition du paradis, c'est un lieu où l'amour existe, où la compassion existe. Quand le bodhisattva de la compassion descend en enfer, l'enfer cesse d'être l'enfer parce que le bodhisattva y apporte de l'amour.
    L'amour ne peut exister sans la souffrance. On pourrait même dire que la souffrance est la base d'où jaillit l'amour. Si vous n'avez pas souffert, si vous ne voyez pas la souffrance des êtres, vous n'avez pas d'amour en vous et vous ne comprenez pas ce qu'est l'amour. Sans la souffrance, la compassion, la bonté aimante, la tolérance et la compréhension ne peuvent pas naître. Voulez-vous vivre dans un lieu où il n'y aurait pas de souffrance ? Dans ce cas, vous ne sauriez pas ce qu'est l'amour. L'amour naît de la souffrance. »
    p. 145
    « Bouddha et Jésus sont des Frères »,Thich Nhat Hanh, Éditions Pocket, le Relié © mai 2001
    http://www.babelio.com/livres/Hanh-Bouddha-et-Jesus-sont-des-freres/196156

    — Ainsi nous pouvons finalement exprimer pour notre part les choses ainsi :
    Vouloir trop faire valoir le fait que nous avons à être plein de “compassion équanime” aussi bien en vers les victimes d'horreurs que les acteurs de ces mêmes horreurs, ne peut se concevoir que dans les perspectives décrites ci-dessus, à savoir “être en pleine conscience” de l'ainsité... faute de quoi nous sommes dans la fumisterie. Vivre “la paix en soi” ne signifie pas forcément que cela soit du goût de tout le monde ! En outre vivre un tel état est toujours délicat, et demande un “travail” sur soi âpre et énorme au quotidien dans notre dimension “historique” relative ; un investissement de toute une vie ! N’ânonnons pas des réalités sans savoir de quoi il retourne exactement, ayons l'humilité de notre condition humaine, nous sommes des “êtres” de peu de chose sur la surface de cette Terre-matricielle...
    À vouloir se situer “au dessus de tout” nous prenons le risque désagréable de se retrouver un jour “en dessous de tout” !

    « Quand les hommes vivront d'amour
    Il n'y aura plus de misère
    Et commenceront les beaux jours
    Mais nous nous serons morts mon frère
    Quand les hommes vivront d'amour
    Ce sera la paix sur la terre
    Les soldats seront troubadours
    Mais nous nous serons morts mon frère »
    ... https://www.youtube.com/watch?v=cZfDRQ_kKOw
    Felix Leclerc

     

    — Autre article en rapport avec notre sujet, la "laïcité", que nous avons goûté par le menu, concernant la « culture tibétaine »... ils en sont encore à se demander ce que cela signifie ! :

    http://asies.hypotheses.org/234   

    Quand à leur perception de "la démocratie" ... :

    https://www.phayul.com/news/article.aspx?id=37348&article=State+Oracle+Nechung+rebukes+CTA+top+brass&t=1&c=1

     

    Michel Onfray nous livre « une lettre ouverte » d'un état des lieux de notre pays de France.

    http://www.lalsace.fr/actualite/2015/01/23/onfray-on-a-casse-la-republique

    Lucide et réaliste, quelque peu sévère avec la direction de « Charlie Hebdo », Bernard Maris* faisait aussi partie des victimes..., il est dans son rôle d'observateur et philosophe, témoin averti de notre citoyenneté en son  époque contemporaine, qui se prépare des lendemains douloureux, faute d'avoir été vigilant à sa propre conscience.

    *http://www.deslettres.fr/lettre-ouverte-de-bernard-maris-aux-gourous-de-leconomie-qui-nous-prennent-pour-des-imbeciles-les-theoriciens-de-leconomie-industrielle-sont-une-secte-dont-lobscurantisme-et-le-fanatisme-donnen/

    «Conscient de la souffrance créée par le fanatisme et l'intolérance, nous sommes déterminés à ne pas faire preuve d'idolâtrie ni à nous attacher à une doctrine, théorie ou théologie, même bouddhiste.
    Les enseignements bouddhistes sont des moyens qui nous guident et nous aident à pratiquer le regard profond et à développer ainsi notre compréhension et notre compassion. Ce ne sont pas des doctrines pour les-quelles nous nous battrons, nous nous tuerons et nous nous sacrifierons.»
    « Il n'y a ni mort ni peur », page 18 , Thich Nhat Hanh, Éditions Pocket © novembre 2013

    http://www.babelio.com/livres/Todd-Qui-est-Charlie--Sociologie-dune-crise-religie/708725/critiques/935875

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