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Camisard - Page 2

  • Pleine Conscience et Vipassana

    Samedi 02 septembre 2017

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    Session du 02 septembre 2017 – La Joncasse-Haute

    31460 Caraman - France

     

    Vedanā

    ou « tonalité/modalité-du-ressenti »

     

     

    matinée – 9h

     

    À travers le “contact” (et l'entre-deux du contact) il s'engendre une “impression” ; agréable, désagréable voire plus ou moins neutre en relation avec notre corps physique, mental, sentiments et affects.

    L'objectif de la session de ce jour est d'observer se qui se passe vraiment en nous à ce sujet précis.

    La “tonalité” est le plus souvent un état banal, peut-être même monotone, qui agit par “propagation”.

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    La méditation (quelle que soit sa forme, en assise ou en marcher [en action]) développe un ancrage sur soi qui permet d'obtenir un regard, une observation qui engendre une orientation vers « l'attention bienveillante ».

    Cette “tonalité” est construite et structurée par le champ de nos expériences ; la méditation introduit avec un effort sans tension tout en souplesse et fermeté, le “regard expérienciel”.

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    « Le regard expérienciel »

    l'automatisme du réactionnel va vers le répétitif.

    « Le changement »

    neutre ou niveau de base/équilibre, celui-ci n'étant pas à une donnée de 5/5 … !

    Y a-t-il forcément une rupture du contact d'une “tonalité” donnée, sachant que le “non-agréable” est plus vite en mouvement … ?

    Bien prendre en considération que si l'attention n'est pas orientée vers la bienveillance, celle-ci part très aisément vers du “jugement”, plus ou moins péremptoire.

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    après-midi – 14h

     

    Relation entre l'ennui et le monotone ; vers la sérénité

     

    La “tonalité” ordinaire, une certaine nonchalance, nous porte vers de l'indifférence.

     

    La “tonalité” de la sérénité, elle est différente, elle se relie avec le changement induit dans l'observation bienveillante de l'expérienciel. Ceci doit développer le couple sagesse/compassion.

    Il est à remarquer qu'il est très intéressant d'observer la “tonalité” à l'épreuve du temps linéaire, dans sa relation avec cette intensité du temps ...

    Il est également à noter que « l'attention bienveillante » fonctionne avec la base de l'éthique de “l'intention”.

    (voir les cinq facteurs mentaux et Vedanā)

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Vedan%C4%81

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Caitasika

     

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    La prochaine “session” du début septembre 2018 sera consacrée à « La Sérénité » (cittapassadhi - kayapassadhi )

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    « C'est l'intention (cetana), oh moines, que je déclare être l'action (kamma). Ayant voulu, on accomplit une action de corps, de parole ou d'esprit. »

    Approfondissement de la pratique,
    Exploration de la Conscience

    https://www.stephenbatchelor.org/index.php/fr/programme

     

    Symposium Vedanā
    (du 13 au 16 juillet 2017)

    https://www.bcbsdharma.org/course/vedana-feeling-tone-symposium/?utm_medium=email&utm_campaign&utm_content=+CID_76109da81a317b77bc1eeb0bfab82ced&utm_source=BCBS+CM&utm_term=Learn+More

    https://www.stephenbatchelor.org/index.php/fr/programme

     

    Samedi 03 septembre 2016

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    http://www.stephenbatchelor.org/index.php/fr/programme

    Samedi 26 septembre 2015

    https://www.facebook.com/martine.batchelor/posts/10209836024522013

     

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    Martine BATCHELOR

    La Joncasse - Caraman - (31 Toulouse),

     

     

    extraits d'enseignements et méditation du samedi 06 septembre 2014

    Méditation et ressenti


    Session du matin

    — Dans la pensée qui suit son cours, la méditation et son exercice en expérience nous permet de ne pas leur donner, à ces pensées, une amplification divagante. Cette méditation vigilante donne « un regard », vers quoi ces pensées nous entraînent, vers quelles associations elles nous emmènent …
    Lorsque nous arrivons à développer à toutes situations qui se présentent, qu'elles soient « agréables » ou rébarbatives, voire neutres, ne soulevant rien d'autre que de l'indifférence, une attitude d'ouverture d'acceptation « accueillante » sans jugements ni connotations, cet état génère une stabilité dans l'amplitude. Les situations se retrouvent ainsi dans un processus d'où est absent l'amplification, en effet l’accueil, de ce qui est, par sa nature englobante et lisse ne laisse pas de prises se développer. Ainsi, cette pratique se fortifiant produit une forme d'état « neutre », clair, avec son propre dynamisme. Ce faisant, ce dynamisme va vers « l'action » créative, laissant dans l'impossible un état où nous serions bien plutôt dans la « réaction », soit l'amplification, qui lui ne contient pas vraiment de « création » dans le sens où nous l'entendons dans cet aspect.

    Session de l’après-midi : « la pleine conscience de la tonalité et l’éthique »

    — Nous pouvons considérer que le manque d’éthique est une conséquence d'une mauvaise appréciation du ressenti de la « tonalité » et de sa « qualité ». L'amplification et son corollaire la minimisation au gré « des petits arrangements » de complaisance, nous entraînent dans un jeu de dupe dont le soubassement est le couple attachement/désir lié à l'idée que nous serions une individualité, fragmentée d'activités en « mondes » divers, distincts, et sans reports d'influences avec et entre eux ; vie privée et publique, le monde du travail, des affaires, des sciences, de l'art, de la politique ou de la religion etc … tout est cloisonné, et donne lieu plus ou moins à la manipulation. Et ce paradoxalement dans un total manque d'altérité humaine !
    — Le manque de vigilance, l'absence de capacité à l'observation « neutre » de l’accueil de ce qui se présente, développe un effet de densité dans un rapport  de « masse », de poids, en défaveur de ce que l'on pourrait nommer, ce qui est juste, dans le sens d'équilibré, d'une tonalité homogène à la vibration structurante. Ce rapport de force de déséquilibre est très important, une donnée négative déséquilibrée de l'ordre de 30%, affectera un équilibre de 70% dans une globalité.
    L'enjeu d'une méditation bien conduite, est de savoir que l'on peut entrevoir un solutionnement possible dans cette dynamique de tonalité et sa « qualité » ...
     

    —————
    Méditation et torpeur :
    C'est inévitable que nous ayons à faire à cela. Quand elle se manifeste il est bon de se poser la question de : « qui est là ? qui respire ... »
    D'un point de vue technique dans la méditation assise, il est recommandé d'utiliser dans cette situation, la projection du regard vers le haut, qui a pour effet de nous stimuler.

    —————
    En entretien privé avec Martine Batchelor en fin de journée, je suis revenu avec elle sur le passage de son livre « Rencontre avec des femmes remarquables  », (éd. Sully ©2008, page 11), qui me posait question :
    … « Certaines de ces femmes ont vécu les mêmes choses que moi. Comme Sœur Chan Khong, on m’a dit de prier pour renaître en homme ; comme elle, je trouve cette idée stupide et je ne pense pas que ce soit un bon conseil, même venant d’une personne sainte ou éveillée, animée des meilleures intentions. Mais n’oublions pas que la parole du Bouddha était révolutionnaire quand il disait que tout le monde était à égalité pour obtenir l’éveil. » …
    — Comment une personne sainte ou éveillée peut-elle émettre des idées, en l’occurrence une précisément dans notre exemple, stupide et de ne pas être de bon conseil dans ce cadre-là ?
    La réponse de Martine a été de m'expliquer qu'il s'agit là de « culture », et que  une personne sainte ou éveillée appartenant à sa culture, mais qui n'a pas pris conscience de celle-ci, pouvait dire des choses stupides et de ne pas être de bon conseil dans un cadre précis, qui plus est lorsqu'elle est dans un environnement hors de sa propre culture. Je lui ai avoué ma perplexité d'une « pleine conscience d'éveil » soumise à un carcan culturel quel qu'il soit. Elle m'a fait un sourire ... et nous nous sommes quittés ainsi …
    La réflexion qui me vient à l'esprit, serait que ce genre de sainteté éveillée aurait avantage à rester dans son cadre culturel naturel, ou à tous le moins hors sa propre culture géographique, œuvrer dans un cadre très restreint, le plus possible toujours ! Ceci afin d'éviter les inévitables dégâts que cela engendre … merci.

     http://www.babelio.com/livres/Batchelor-Rencontre-avec-des-femmes-remarquables--Meditatio/82882

     

    Martine Batchelor, née Fages, propose près de Toulouse une journée début septembre dont le thème est :

    "Méditation et ressenti"

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    Nous avons pu déjà apprécier la qualité de ces journées l'an passé, dont nous donnons un bref compte rendu de notes (destinées à l'origine à mes proches) qui à eu son assentiment ... :

     

    Martine BATCHELOR

     

    La Joncasse - Caraman - (31 Toulouse),

    samedi 14 septembre 2013

     

     

    Session du matin

    La méditation a pour objet essentiel d’offrir des issues et des fenêtres ouvertes, aux incessants “commentaires” de notre saisie émotionnelle identitaire, des expériences organiques que nous vivons. L’objectif est de prendre de la distance dans un espace/temps donné, pour obtenir une méthode afin d’aller dans le “désamorçage”, qui nous révèle son potentiel de sagesse, dans la cessation des permanents états de conflits intérieurs.

    Ceci permet d’orienter notre dynamisme vers du relationnel plus ouvert, plus pertinent, plus présent dans son acuité, ce qui le rend plus fluide et créatif dans l’innovation, capable de faire du “neuf” !

    Ceci établit, cela permet d’être en pleine conscience de ce qui se passe, sans avoir de distorsions nées de luttes avec soi et son vécu fait d’encodages divers, et d’aller dans l’exploration de ce que nous sommes en plénitude, dans une ouverture bienveillante où “se pétrit notre fondamental d’être”.

     

    Session de l’après-midi

    Les six “parami”, plus la notion d’une septième englobant le tout (enseigné par son Maître de méditation en Corée-du-Sud, Maître Kusan Sunim).

    1 — Dana, ou la générosité. Il s’agit beaucoup plus en fait d’un état, d’une disposition d’accueil, d’inspiration créative fructueuse, dans une geste d’offrande et de gratitude vers la Vie qui nous habite.

    2 — Sila, ou l’éthique. Il ne s’agit pas là d’une “morale”, d’un code à observer dans ses commandements rigides, mais bien plutôt de s’accorder avec justesse, harmonie et cohérence dans un relationnel donné à vivre, avec élégance et le moins de fausses notes possible ...

    3 — Shanti, ou la patience. Là aussi il s’agirait beaucoup plus d’absence d’impatience (nous sommes sans attente de rien de précis), dans un mouvement l’expansion naturel, de la créativité d’un non-temps psychologique.

    4 — Virya ou l’effort juste. Il est entendu ici une dimension d’assiduité objective, d’endurance vers le terme proposé, soit l’obtention des états de complétude au profit de la Vie.

    5 — Dhyana, ou l’état de stabilité. L’effet et reflet miroir des eaux calmes. C’est se donner et aller vers les conditions créatives qui engendre les états d’être du fondamental en nous, les états paisibles de l’être, la clarté.

    6 — Prajna, ou sagesse, le regard de l’expérience de ce l’on vit. C’est un accompagnement dans son mouvement changeant des événements, ayant la capacité de sécréter de manière quasiment organique, le fruit qui en est une alchimie propre à chaque personne. Cette opération se situe dans une dynamique non adhésive, non collante, débouchant sur l’ouverture de la sagesse.

    La septième “parami” est une globalité d’esprit de service à autrui, à la manifestation, en relation et envers soi-même, inclue dans cette globalité.

     

    —————

    Méditation :

    La focalisation de l’attention des mouvements de la respiration* est un outil pour un retour à l’expérience de l’instant.

    (* inspire — temps d’arrêt — expire — temps d’arrêt)

    La respiration est un champ d’expérience neutre qui couplé aux perceptions, des sons par exemple, donnent un rassemblement vers une écoute de plus d’acuité du Silence en nous et autour de nous. Ceci nous oriente dans un mouvement souple vers la stabilité du moment présent.

      http://www.babelio.com/livres/Batchelor-Le-Zen/688203

     

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    http://www.babelio.com/livres/Suzuki-Esprit-zen-esprit-neuf/35808/critiques/1239645

     http://www.babelio.com/livres/Lledo-Le-cerveau-sur-mesure/435440

     

     

  • Martine et Stephen BATCHELOR

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    https://tricycle.org/magazine/quit-guru-yoga/  (en note du 05 XII 2017)

    Nous avons donc décidé, dans la cohérence de notre cheminement intérieur d'une vie spirituelle contemporaine en notre pays de France, de franchir le pas. Nous avons laissé de côté, du moins pour une période, indéterminée, peut-être pas totalement ni définitivement, ce « lamaïsme-nationaliste* » et ses "armées de missionnaires religieux" de genre "évangélistes", aux sourires patelins de culture, désuet et anachronique dans son organisation temporelle en nos contrées, étriqué, crispé et inadapté qui se fourvoie dans son archaïsme de "religiogisme" captatif cupide, à avidité incurable, souvent au fonctionnement temporel bien obscur** ... Pour autant, l'Ati-Dzo-Pa-Chen-Po***, que nous a transmis en personne Khyabjé Dilgo Khyentsé en août 1985 à La Sonnerie en Dordogne, restera vivant en nous et ce de façon indélébile.
    Martine Batchelor offrait (car là avec elle, le respect de la pratique du don ou « dana », auquel Dilgo Khyentsé de son vivant n'a jamais dérogé lui qui était la parfaite incarnation dans l'accomplissement de « Dana prajna paramita », reste d'actualité !) une session de méditation à « La Joncasse Haute » près de Toulouse, vers Caraman (31460), les 14 et 15 septembre 2013(1).
    Le lieu, près de l’Étang de l'Orme-Blanc, est très agréable au demeurant, le temps était beau, Martine, femme menue et gracile, emplie de simplicité et de maturité très profonde, a dispensé en alternance, en un rythme souple et fluide, sessions de méditations et d'enseignements sobres, à destination d'un monde séculier.
    Avec un sens du dépouillement, tout en acuité du moment présent, elle a empli les journées de sa bienveillante lucidité, répondant et accompagnant les périodes d'échanges, de questions et réponses, avec sollicitude et clarté, en toute sincérité.
    Merci Martine de cet air frais ! Nous allons peut-être commencer à entrevoir des perspectives nouvelles et innovantes … !

    Gilles Maitrot/Corbin, le 19 septembre 2013

    Note du 30 septembre 2017

    Stephen Batchelor's comments in the Telegraph are cogent here :

    http://www.telegraph.co.uk/men/thinking-man/sexual-assaults-violent-rages-inside-dark-world-buddhist-teacher/


    ‘Once you enter into the hermetic world of Tibetan Buddhism, you somehow burn your bridges to Western rationality,’ says Stephen Batchelor, an English Buddhist teacher and academic who was himself a Tibetan Buddhist monk for eight years. ‘You enter a world that appears to be entirely consistent internally; everything makes sense; the structures of power seem to be in the service of these high ideals of enlightenment, and the relationship with the guru is the key element in your capacity to follow this path in the most effective way.’
    (« Une fois que vous entrez dans le monde hermétique du bouddhisme tibétain, vous risquez de briser vos ponts en vers “la rationalité occidentale” », a déclaré Stephen Batchelor, professeur et universitaire bouddhiste anglais qui était lui-même un moine bouddhiste tibétain pendant huit ans. « Vous entrez dans un monde qui semble totalement cohérent en interne ; tout a du sens ; les structures du pouvoir semblent être au service de ces idéaux élevés de l'illumination, et la relation avec le guru est l'élément clé de votre capacité à suivre ce chemin de la manière la plus efficace.
    Mais le Vajrayana est reconnu comme un chemin particulièrement dangereux, en particulier pour les étudiants occidentaux sans fondement profond dans la culture tibétaine. »)

    ‘Tibetan culture is such that it will never criticise another lama, especially one within your own group,’ Stephen Batchelor says. ‘But the root of the problem lies in the tantric, aristocratic structure of old Tibetan society that they are seeking to preserve in exile. They’re in the business of holding on to their traditions, not reforming them.
    ‘The problem facing other lamas is that if they accept these criticisms they are basically accepting criticism of the whole system that in a way underpins their own authority; and if they say nothing they know they will be perceived as turning a blind eye to what looks, quite blatantly, like abusive behaviour.
    ‘It’s a terrible thing if this discredits Tibetan Buddhism, because Vajrayana is a very rich part of Buddhist heritage. But at the same time these abuses have to be addressed. And the Tibetan tradition has to come to terms with that.’
    (« La culture tibétaine est telle qu'elle ne “critiquera” jamais un autre lama, en particulier celui de votre propre “sangha”, a déclaré Stephen Batchelor. Mais la racine du problème réside dans la structure tanrique et aristocratique de l'ancienne société tibétaine qu'ils cherchent à préserver en exil. Ils s'obstinent à s'accrocher à leurs traditions, à ne pas les réformer.
    Le problème auquel sont confrontés les autres lamas est que, s'ils acceptent ces critiques, ils acceptent essentiellement les critiques de l'ensemble du système qui, d'une certaine manière, sous-tend leur propre autorité ; et s'ils ne disent rien, ils savent qu'ils seront perçus comme fermant les yeux sur ce qui semble, de façon tout à fait flagrante, comme un comportement abusif.
    C'est une chose terrible si cela désavoue le bouddhisme tibétain, parce que le Vajrayana est une partie très riche du patrimoine bouddhiste. Mais en même temps, ces abus doivent être résolus. Et la tradition tibétaine doit être conforme à cela. »)

    * http://openbuddhism.org/said-tenzin-choegyal-in-1998/?fbclid=IwAR3AJ0ims-1MCw7_9ywf_YbH39-s7T6bF9btyyjFTfZgu7LNkV7GhtajF1Q

    Il m’a regardé avec une expression amusante. Je peux dire que je vous ai déçu. Mais vous devriez vous méfier du syndrome de Shangri La. »
    Syndrome de Shangri-La ?
    « Oui », il a ri, pensant que tout ce qui concerne le Tibet est magique et romantique. Vous les gens de l’Ouest, vous aimez le mystère de tout cela, la magie, les discours de réincarnations, tous les costumes et les rituels. C’est très exotique, n’est-ce pas ? Mais ces choses ne sont pas importantes. Le vrai miracle du bouddhisme, c’est comment une personne peut changer, d’une personne très "creuse" à une personne pleine de compassion. »
    « Mon frère, Sa Sainteté le Dalaï-Lama, en a parlé; il a dit que les tulkus poussent comme des champignons. Vous avez tous ces lamas dans l’Ouest maintenant, formant leurs propres petits fiefs. C’est comme une "secte". Je suis totalement contre ces derniers. Certaines de ces personnes dégradent les enseignements. Il y a beaucoup d’argent en jeu, beaucoup d’ego. Pour être enseignant, il y a beaucoup de pouvoir. Surtout si vos élèves sont des croyants aveugles — des gens qui suivent simplement les paroles du professeur sans utiliser leur bon sens. Vous trouvez cela aussi dans le bouddhisme. »
    Il m’a regardé avec une expression amusante. Je peux dire que je vous ai déçu. Mais vous devriez vous méfier du syndrome de Shangri La. »
    Rob Hogendoorn

    http://www.patheos.com/blogs/americanbuddhist/2017/11/a-storm-is-coming-tibetan-buddhism-in-the-west.html

    http://hridayartha.blogspot.fr/2016/06/dans-les-coulisses-du-bonheur-national.html

    http://www.phayul.com/news/article.aspx?id=38181&article=TCV+Celebrates+56th+year+of+inception

    Ceci pose tout de même une question : qu'avons nous à faire dans nos contrées de cet aspect certes légitime, mais uniquement là où vivent les diasporas significatives tibétaines !
    Hors la terrible ambiguïté réside bien là ! Les organisations du “lamaïsme” dans nos pays de cultures occidentale sont imprégnées de cette mentalité “nationaliste identitaire” moyenâgeuse aux ambitions démesurées qui sont en elles même d'une consternante violence ! Ce qui du point de vu du “bouddhisme” de Gautama est une véritable déviance perverse ! Même un authentique pratiquant du Mahamoudra (ou du Dzo-tchen) ne peut absolument pas souscrire à une telle hérésie ! Ce serait une injure aux pères de la Lignées Kagyu-pa, et Nyingmapa !
    En outre cela constitue le terreau d'une véritable trahison pour les personnes ayant eu des liens profonds avec les Grands Anciens des années 1980 en France notamment, qui avaient comme objectif et l'aval de ces “authentiques héritiers” de la tradition du Vajrayana, une intégration “in vivo”, avec toutes les adaptations et réformes éventuelles voire nécessaires à faire dans l'organisation du “temporel culturel” incontournable !
    Qu'avons-nous à faire d'enclave comme « Lérab-Ling » (pour ne citer que cette organisation...) en France ?

    https://www.babelio.com/livres/Dapsance-Les-devots-du-bouddhisme/879929

     « Oṃ-merta padme hūṃ » ! et la « samaya-Mafia » ... 

    https://www.facebook.com/hridayartha/posts/928232100670063

    http://www.buddhachannel.tv/portail/spip.php?article25285

    http://www.francetvinfo.fr/societe/religion/la-france-terre-de-mission-pour-le-bouddhisme_1483433.html

    http://www.francetvinfo.fr/societe/religion/le-karmapa-successeur-potentiel-du-dalai-lama_1483441.html

    http://www.buddhachannel.tv/portail/spip.php?article25213

    https://www.phayul.com/news/article.aspx?article=WHY+LUKAR+JAM+ATSOK+IS+IMPORTANT+FOR+TIBETAN+DEMOCRACY&id=36502&t=1&c=4

    — À lire absolument ...  « Le Maître dans la diffusion et la transmission du bouddhisme tibétain en France » de Cécile Campergue, (ici, pages 15 à 23), © 2012 ed.l'Harmattan

    http://books.google.fr/books?id=CB6EGYnCuogC&pg=PA222&lpg=PA222&dq=lama+rabsel+lodreu&source=bl&ots=hjqRbC4-EH&sig=---swtk3pR_OT_VbC8cUKRRYEsc&hl=fr&sa=X&ei=YWWYU9H-Geey0QWsvICwCA&ved=0CCcQ6AEwATgK#v=onepage&q=lama%20rabsel%20lodreu&f=false

    (nous reviendrons ultérieurement sur cette étude de thèse en doctorat d'un très grand intérêt et qui à notre humble avis fera date, quand bien même il serait parfois dépassé par les évènements dans les années qui ont suivit sont élaboration, soit les années 2003 à 2008 ... !)

    note du 27 juin 2015 : le travail de transcription de 143 "citations" et terminé ... ;-)

    http://www.babelio.com/livres/Campergue-Le-maitre-dans-la-diffusion-et-la-transmission-du-/644762

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    http://www.larbredesrefuges.com/t10962-evenement-rencontre-humanisme-mindfulness#92021

    Nous avons donc ici en le cas d'espèce l'exemple de l'incapacité chronique absolue de cette “troupeau-sphère”, d'accéder à une vision objective et “critique” dans le discernement, et de son laisser aller à des allégations vagues, accusatrices, engendrant une suspicion dont on sait par expérience qu'il en restera toujours quelque chose*
    Aucune argumentation donc, l'étude anthropologique n'est aucunement débattue,  l'auteur est tenu en suspicion de collusion avec “l'ennemi”, dans une théorie du complot paranoïaque qui est rentable, et où il y a “la victime” et le “prédateur”, dans une vison dualiste sans nuances entre le blanc et le noir, évacuant le “dégradé de gris” ...
    À terme cette situation finira par celle du “serpent qui se mord la queue” ad libitum ...
    si bon ordre n'y est pas mis un jour ou l'autre … !


    *“Calomniez, calomniez, il en restera toujours quelque chose” ; Francis Bacon / « Essai, sur l'athéisme »


    (** https://www.facebook.com/hridayartha/posts/835523573274250

    voir vraiment sordide au plus "haut sommet" de sa hiérarchie :

    http://www.heraldscotland.com/news/crime-courts/chief-suspect-in-murder-of-monk-lived-in-scottish-monasteries.22406343

    https://www.phayul.com/news/article.aspx?id=37080&article=Two+sentenced+to+death+in+Akong+Rinpoche+murder+case&t=1&c=1

    compassion, compassion ... peut-être, et on en parle, on en parle beaucoup, mais surtout "ne Touchez pas au grisbi" ! Perdre sa vie pour quelques deniers !

    … « … nous sommes abreuvés de sourires par des créatures qui dissimulent des crocs de dogue. » …
    « L’Âme de l'épervier », p. 837, Jean Carrière, édition Omnibus © 2009

     http://www.phayul.com/news/article.aspx?article=THE+ARROGANCE+OF+TREASON+by+Jamyang+Norbu&id=34774&t=1&c=4

     Cela est semble-t-il une coutume dans cet institutionnel, voire une "tradition", une "seconde nature" en quelque sorte ; pauvre Tibet !)

    « In my personal experience, there are two taboos in Buddhist organisations, both of which have merit and both of which can be used as manipulative tools. One of them is an injunction against gossip – useful when trying to establish a calm mental state, but also useful to prevent the circulation of critical comment.

    The second is samaya – the bond of loyalty that is one of the key tenets of Tibetan Buddhism. It supports the relationship between teacher and neophyte, but it can be deployed unscrupulously as a threat – break your samaya and attract dire consequences to yourself and your loved ones.

    Another factor is that acceptance into the inner circle around an important guru delivers high status within the organisation. Women are persuaded to view the master as a deity and to be compliant with his wishes and whims, to undertake a punishing workload and be available for sex on demand. They are separated from family and friends, discouraged from contact with the outside world and persuaded to see the organisation as family with the guru (confusingly as father-lover) in absolute power and control. By the time women realise they are being abused, exploited and embedded in a coercive cult, it is often too late for them to extricate themselves. Their investment is total and their chances of making lives for themselves beyond the organisation have dwindled into non-existence. »

    https://www.theguardian.com/commentisfree/belief/2011/jul/01/lama-sex-abuse-sogyal-rinpoche-buddhist

    https://www.facebook.com/hridayartha/posts/862957433864197

     ***

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    (1) http://joncasse-haute.eklablog.fr/programme-des-activites-c17870245

     

    Dans l'introduction de "Éloge de la folle sagesse" Lee Lozowick nous confie ceci :

    En fait, chacun aspire intuitivement, en son for intérieur, à discerner le vrai du faux, sachant que le vrai est objectif, autrement dit vrai pour tout le monde. Pour aborder cette vérité et l’intégrer dans leur vie, les gens doivent, à un moment donné, se mettre en quête du chemin spirituel.
    La majorité des instructeurs spirituels, des centres, des stages et des livres de cette catégorie ne proposent qu’une forme de consolation. Ils allèchent l’ego par 1a promesse d’une transformation ou d’un éveil, puis lui donnent un petit quelque chose pour le satisfaire. Ils font danser les gens, les amènent à un peu d’extase ou leur font un petit massage, tout cela afin qu’ils soient suffisamment excités pour avoir l'impression d’aller dans la bonne direction. Ces voies encouragent les gens à rechercher ce qu’ils veulent, à savoir le confort et le plaisir plutôt que le dur labeur. Les gens sont si paresseux, si peu résolus à payer le prix pour une vraie découverte, que la plupart des prétendus Chemins spirituels se sont compromis. À force de chercher la réussite de surface au lieu de s’employer à réellement transmettre le Travail*, ils ont capitulé face à l’ego ordinaire. Ils font la volonté de l’ego au lieu de demander à l’élève sur la voie de se conformer à l’exigence d’une tradition authentique.
    Le résultat final d’un tel chemin, c’est que l’élève aboutit non pas à Dieu, non pas à la Réalité, à la Vérité ou à l’Éveil... mais à lui-même ; il ne change pas fondamentalement mais revêt sa névrose d’un nouveau costume. Sa psychologie n’a pas bougé, il est toujours aussi égocentrique ; la seule différence est une nouvelle illusion, celle qui lui fait croire avoir atteint un accomplissement profond et sacré. La plupart des gens se font de l’accomplissement spirituel une idée bien différente de ce qu’il est en réalité.
    —————
    * « Le Travail » : terme emprunté à Georges Ivanovitch Gurdjieff, utilisé tout au long du présent livre pour désigner une méthode traditionnelle de transformation et de maturation de la personne.

    Il ne s’agit pas d’égrener de sympathiques clichés et autres platitudes spirituelles. Non qu’il n’existe pas de réalités cosmiques méritant que l’on s’en émerveille, visions, extases, béatitudes. . . Tout cela existe, en abondance. Mais nous existons aussi au sein d’un écosystème mortel et délicat. C’est un fait, pas moins réel que le précédent.
    ...
    Un chemin spirituel digne de ce nom fera le tri entre ceux qui ont une réelle demande et ceux pour qui la voie n’est qu’un passe-temps, ou encore ceux qui n’ont pas actuellement l'envergure pour s’y engager.
    ...si nous n’avons jamais eu ne serait-ce qu’un avant-goût de la liberté, l’esclavage est supportable. Je ne vois aucun inconvénient à ce que la majorité demeure endormie et ignorante, car la voie baul en particulier, comme la vie spirituelle en général, implique une certaine souffrance en même temps qu’une certaine extase. Mais si nous demeurons sur la Voie, le prochain aperçu sera plus substantiel. Il durera plus longtemps et sera plus déterminant. Finalement, nous goûterons la mangue entière, avec tout son jus, ses fibres et ses aspérités. La totale. Agonie et extase, en même temps.
    ...
    Il n’y a qu’une seule Vérité et beaucoup d'interprétations possibles de cette unique Vérité : les chrétiens en ont une, les bouddhistes une autre, les hindous encore une autre... Mais la Vérité est une, et elle n’a rien à voir avec les arcs-en-ciel, les arbres verdoyants et les belles fleurs jaunes. En fait, elle est plus proche de la douleur et de la peine, mais nous y viendrons ultérieurement.
    Les gens connaissent déjà la Vérité. La vie spirituelle ne consiste pas à leur enseigner quelque chose qu’ils ne sauraient déjà. Même nos mères savent la vérité. Si nous en venions à avoir une conversation suffisamment profonde avec elles, nous découvririons qu’à un moment de leurs vies elles ont eu une extraordinaire révélation du divin. Chacun ou presque a connu ce genre d’expériences, mais comme elles se situent tout à fait en dehors des repères de la conscience ordinaire, comme elles sont de l’ordre de l'étrange et de l'inconnu, nous avons tendance à les enfermer dans le placard, à tourner la clef puis à reprendre le cours de nos existences endormies.
    De plus, il n’est pas si facile de tirer parti de la Vérité lorsqu’elle point en nous. Peut-être serons-nous capables de la supporter si, dans notre ignorance, nous n’en percevons qu’une fraction infime. Mais si, au lieu de cinq pour cent, nous commençons à en voir dix pour cent, quinze pour cent, trente pour cent... alors elle commence à nous poser un problème, parce qu’elle met en cause notre vision du monde dans ce qu’elle a de statique.
    Bien que nous connaissions déjà la Vérité, certaines choses font barrage : nous pouvons connaître la Vérité, le savoir et cependant ne pas être apte à la vivre dans nos existences quotidiennes. Si nous n’accédons pas à la vérité, c’est essentiellement pour deux raisons :
    1. à cause de notre psychologie primale — l'identification qui se met en place chez le petit enfant à partir de ses projections et de ses attentes vis-à-vis du monde ;
    2. du fait de nos illusions à propos de la vie spirituelle — toutes nos fausses croyances au sujet de la méditation, de la pratique, des différents yogas, des lois fondamentales de l'identification, de la nature du réel et de l'irréel, etc.
    ...
    Dans nos existences ordinaires, nous sommes coupés de la Vérité. Tant que nous nous satisfaisons du statu quo, nous ne pourrons en aucune circonstance réaliser la Vérité. Si nous nous sentons en sécurité, plein de certitudes, jamais nous ne chercherons ou ne réaliserons la Vérité. Si nous dansons les yeux dans les yeux de nos compagnons sur la voie, nous ne trouverons jamais la vérité mais la confondrons avec la sensiblerie et le romantisme. Nous ne chercherons la Vérité que si nous sommes dérangés.
    Par conséquent, la raison d’être du chemin spirituel et la fonction d’un maître spirituel digne de ce nom consiste à nous rendre métaphoriquement malades, à provoquer en nous une crise que seule la Vérité pourra guérir. L’une des manières d’y parvenir sera de travailler avec l'irritation, le conflit et la confusion, ...

    En tant que chercheurs spirituels sincères, nous devons passer par une forme de crise et de perturbation qu’aucun remède n’apaisera. Si, alors, nous aspirons réellement à émerger de cette confusion, nous découvrirons la Vérité en nous-mêmes ; pour cela, cependant, il nous faudra être profondément inspirés et prêts à ne reculer devant rien pour atteindre l'objet de notre quête.
    La vie spirituelle n’est pas à la portée de tous ; elle est à la portée des rares personnes qui ont la force, la lucidité et la détermination nécessaires pour s’immerger dans le courant de l'enseignement et le remonter jusqu’à l'océan.
    Et Gilles Farcet d'ajouter dans l'Avant-Propos de "OUI, et Alors ?" (dialogues avec Arnaud Desjardins) :
    ...
    Plus profond encore demeure le pressentiment de ce que pourrait être l'intimité vraie. Au fil de ses nombreux séminaires, Lee s’est fait dans le monde francophone une réputation de « guru iconoclaste », de provocateur impénitent, d'instructeur vaguement sulfureux, pitre pour les uns, joyau de sagesse pour les autres. . . Tout cela ne relève que de la surface. L'intime vérité de Lee est sans doute celle d’un cœur brisé. Brisé par la vie, par la tragédie et la beauté de cette existence et surtout brisé par son maître, le mendiant fou de Tiruvanamalaï, Yogi Ramsuratkumar qui, comme son disciple, cachait sous une façade pour le moins déconcertante un abîme de sagesse.
    Sans doute est-ce au travers de ses « poèmes d’un cœur brisé » - à ce jour non traduits en français — que Lee se dévoile le plus. Adressés pendant plus d’une décennie à son maître, ces textes qui n'auraient jamais été publiés sans la demande insistante de leur destinataire parlent la langue d’un amour qui brûle les ponts derrière lui. Ils disent l’audace d’une intimité radicale devenue pour Lee le noyau de toute relation. « Si vous avez réussi à aimer vraiment ne serait-ce qu’un seul être humain, votre vie n’aura pas été vaine » affirme-t-il en substance.
    En ceux qui se laissent toucher par ce qu’il est,  instille le virus de l'intimité vraie, la volonté déraisonnable de parvenir, au travers des réactions, rejets, stratégies égoïques et camouflages habituels, à aimer son prochain, à commencer par les plus proches puisque, comme il le dirait encore, il est plus facile de se montrer très humain envers la caissière du supermarché qu’envers sa femme ou ses enfants. Il donne à sentir que la spiritualité vivante est une alchimie dont le creuset se nomme intimité.
    L'intimité ne naît pas de la coexistence plus ou moins pacifique de deux ego mais d’un effacement de la revendication personnelle conduisant à la communion.

    Ajout du 19 janvier 2014

    http://www.babelio.com/livres/Lozowick-Eloge-de-la-folle-sagesse/509713

    http://www.babelio.com/livres/Lozowick-Oui-et-alors/563160

    http://www.babelio.com/liste/1876/Pour-une-spiritualite-laique-novatrice

    ---------------------

    En ce qui concerne le fameux « karma vipaka »...

    … « il y a aussi la réalité élargie qui est cette continuité qu’est la vie, la vie jusqu’à la mort qui n’est qu’une autre sorte de vie jusqu’à la renaissance. Dans ce sens, les choses qui se produisent dans notre existence, au lieu d’être des attaques personnelles perpétrées contre nous deviennent un flot ininterrompu de phénomènes naturels. Le karma n’est pas quelque chose d’humain, c’est l’une des forces qui vont et viennent dans le courant ininterrompu de l'évolution. Parfois, quelque chose arrive et nous pensons : c’est un mauvais karma, mais nous ne dirions pas cela du printemps, de l'automne ou de l’hiver. L’hiver peut être, certaines années, particulièrement rude et il ne nous viendrait pas à l’idée de personnaliser cela en disant que l’hiver est méchant d’arriver. Ce ne sont que les forces de la nature. Le karma, c’est la même chose, alors que nous en faisons quelque chose de personnel. C’est de la physique et la physique traite des forces impersonnelles de l'énergie. »

    p. 209

    Chacun d’entre nous a un chemin différent dans la vie, il y a différents déséquilibres karmiques qu’il faut rééquilibrer. Je ne recommande donc pas aux gens de se mettre dans des situations dangereuses simplement pour pouvoir s’y confronter : la vie nous donnera ce dont nous avons besoin. Nous devons la laisser se déployer comme elle se déploiera de toute manière dans notre cas et accepter ce qui est tel que c’est. Ce n’est pas la peine de chercher des occasions de nous tester, il suffit de faire avec ce que la vie nous donne, et la vie nous donne beaucoup de matière à traiter.

    p. 225

    « OUI, est alors ? », Lee Lozowick, Éditions La Table Ronde © 2001

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    La toute première fois, le maître doit mettre le disciple en dhyana. Plus tard, il apprendra comment le faire lui-même. Réaliser atman est une chose, mais réaliser brahman (l'absolu) en est une autre. »

    « Est-ce qu'on peut le réaliser dans une seule vie ? »

    « Cela se peut, et se fait réellement dans une seule vie ; dès que l'entraînement commence, le progrès continue. Quelquefois on obtient la réalisation sur son lit de mort. Quand je me méprenais sur vous hier et pensais que vous aviez soixante-cinq et non cinquante-cinq ans, comme vous avez réellement, j'avais encore un certain doute... »

    « Quel doute, Bhai Sahib ? »

    « Vous comprenez, bien sûr, qu'il n'est pas approprié de dire aux gens combien de temps ils ont encore à vivre ».

    « Oh, Bhai Sahib ! » interrompis-je « s'il vous plaît, n'allongez pas l'entraînement, maintenant que vous savez que j'ai dix ans de moins ! Ne me donnez pas la réalisation seulement sur mon lit de mort ! » « Non. Car ceux qui sont engagés dans le travail l'obtiennent plus rapidement. Vous savez que tout le karma (loi de cause à effet) doit être brûlé entièrement ; je vous l'ai dit déjà. Vous allez souffrir l'injustice, vous serez attaquée, vous serez blessée ».

    p. 49

    « Si je vous ai compris correctement l'autre jour, l'enseignement est donné selon l'état de l'évolution du shishya et selon son caractère. La Vérité n'est que partiellement révélée, et de plus en plus selon les progrès. Donc si je crois au Karma et à la réincarnation, vous me parlerez en conséquence, mais à L., qui n'y croit pas, vous ne le mentionnerez pas. »

    « C'est sans importance que l'on croit à ces choses, et que l'on croit ou non à la Grande Hiérarchie. Le Karma est. L'évolution est. L'humanité est prise dans cette progression. Que l'on croit à certaines choses ou non, ne fait pas de différence. Je n'ai jamais fait allusion à ces choses devant Miss L.. A quoi cela sert-il ? Dans notre système très libre, ce que les gens croient n'a pas d'importance. »

    p. 58

    Lorsque vous êtes sur le chemin avec ferveur et sérieux, vos karmas sont emportés loin de vous. Vous devez les subir, comme je vous l'ai déjà dit l'autre jour, dans votre physique, ou bien ils reviendront à vous dans vos rêves. Une seconde de souffrance en rêve est comme trois ans de réelle souffrance dans la vie. Lorsque vous êtes sur ce chemin vous accélérez et vous payez pour cela dans vos rêves. Si vous vous tenez à l'écart du chemin, une fois... tous les karmas sont à souffrir pleinement dans votre vie quotidienne. Mais une fois sur le chemin, la grâce de Dieu vous touche, vous emporte et le karma mental se dissoudra en rêves. Les souffrances émotionnelles sont dissipées par la souffrance de l'amour. Mais les karmas physiques doivent être soufferts dans le corps physique, puisqu'on n'en aura pas d'autre. Dès qu'on a trouvé notre Maître, il doit être clair que tout est à résoudre dans le corps qu'on a.

    Si Dieu le veut il existe un lieu que les karmas n'atteignent pas. Là, sa grâce est infinie et les karmas tombent.

    p. 63

    Le soir, nous eûmes une discussion sur la doctrine du karma dont il dit que c'était une croyance enfantine. J'étais plus perdue que jamais. Je me défendis avec des arguments de la logique du karma — qui explique tant de choses qui autrement seraient incompréhensibles. Mais point par point, avec ses claires et brillantes argumentations, il fit tomber toutes mes théories. Son habileté à discuter est dévastatrice ; il cloue le bec...

    « Il est difficile de ne faire qu'un avec le Maître » dit-il.

    p. 139

    30 Mars

    Toute la matinée, assise la seule a me tourmenter propos de la doctrine du karma. Si le karma n'existe pas, comment peut-on expliquer l'ordre de l'univers ? Partout on observe la loi de l'action et de la réaction, la cause produisant des effets. Il admet lui-même l'existence du karma en déclarant que l'attachement au Maître produit un vasana si fort qu'il dure toujours.

    Et qu'est-ce que les vasanas ? Ne sont-elles pas des restes de désirs s’élevant des samskaras (*), comme les impressions des actions en chitta (intelligence universelle).

    « C'est une partie du système », dit le Professeur Batnagar quand nous en avons parle. « Il s'agit de détruire toutes les idées préconçues, et toutes nos croyances qui proviennent de la connaissance livresque et de l’étude. Il se peut que quelques-unes de ces idées trouvent leur confirmation plus tard, mais alors elles seront une expérience vivante ; non plus une connaissance livresque. »

    Si j'ai bien compris un Saint souhaite vous donner quelque chose, et des qu'il vous regarde, le karma ne peut plus vous atteindre. Il fait ce qu'il veut, il peut donner quiconque ses capacités, selon son gré. Les karmas sont destinés aux gens ordinaires qui sont sous l'influence de la loi des causes et des effets ; mais pas guides par des Saints. Les gens ne s'abandonnent pas, on les amène a s'abandonner. Si je peux me permettre un conseil, mettez tous vos doutes et soucis en chambre froide et laissez-les la. Ils disparaîtront un jour, et vous verrez tout ça d'un regard neuf. Ne posez plus de questions ».

    --------------------------------

    (*) Impressions des actions dans l'Esprit Universel qui conduisent la roue de la renaissance.

    p. 140

    11 Avril

    Le soir, je le questionnai et appris que la pulsion sexuelle n’était pas réveillée par lui, et son pouvoir, comme je le croyais, mais était latente, en une sorte de vasana puissant. « Les anciens karmas constituent une partie du sang (*). C'est en vous. Ils vous auront ramenée de plus en plus en arrière. Mais, des a présent, ça va se briller de soi-même. De temps en temps, vous allez sentir ce feu dans votre corps. Cette souffrance est un feu purifiant, et vous en avez encore beaucoup besoin. »

    ------------------

    (*) Les souvenirs inconscients sont emmagasines dans la circulation du sang. CG JUNG (Memories Dreams reflections).

    p. 145

    Bien, pensai-je, ce n'est pas une perspective réjouissante pour ne pas dire autre chose.

    « Lorsque vous rencontrez votre Guide Spirituel, c'est en principe votre dernière vie attachée au karma. Ensuite vous êtes supposée être libre pour aller où le Maître vous envoie. Il y a de nombreux plans à part celui de la Terre où on peut servir. Les disciples doivent être libres. Et si le Maître est puissant, il les amènera à travers les trois plans. Mais l'abandon et l'obéissance absolue sont requis ».

    p. 146

    « Ceux qui se disent des Âmes Réalisées, ne le sont pas. Cela ne se dit jamais. Un Wali (saint soufi) est une personne équilibrée. Il sait que ce monde n'est pas mauvais, et qu'il doit vivre dans deux mondes à la fois ; le spirituel et le physique, durant sa vie sur la terre. Il n'y a ni bien, ni mal pour lui ; le bien et le mal sont des concepts relatifs. »

    « Mais je vous ai souvent entendu condamner les choses de ce monde ! »

    « Parce qu'on doit parler comme ça aux gens ordinaires » dit-il en riant. « Sinon, comment sauraient-ils que courir et se passionner pour les possessions terrestres est néfaste ? Mais pourquoi s'embêter à comprendre cela rationnellement ? L'important est de les réaliser. Seules les choses que nous comprenons à travers les réalisations sont réellement à nous. »

    Et plus tard, je dis : « D'après ce que j'ai compris, avant d'avoir rencontré un maître ou un wali, karma fonctionne, mais dès que le wali vous prend en mains, karma n'est plus valable. »

    « Pas immédiatement ; mais peu à peu, avec le désir qui disparaît, karma disparaît aussi ; et un autre ensemble de karma agit. On fabrique d'autres karmas qui nous attachent au Maître et qui nous amènent à la Réalisation. »

    p. 200

    Si vous croyez au karma, vous souffrez pour lui. Ne croyez-vous pas que les mauvaises actions du passé doivent s'acquitter jusqu'au bout par la souffrance ? »

    « Par ailleurs, si vous ne croyez pas au karma, où est-il ? »

    « Mais ne dites-vous pas vous-même que ce niveau terrestre n'est pas le pire Loka, car on peut y créer le karma ? Alors, ça existe ou non le karma ? Je posai cette question, très embarrassée. « Ne répétez pas ce que j'ai dit », répliqua-t-il sévèrement. « Moi-même je n'ai pas foi en des choses comme le karma ; c'est un non-sens. Et vous ne me suivez pas si vous avez des croyances contraires aux miennes ! »

    p. 214

    30 Août

    En essence, ça se réduit à « Ta Volonté sera faite et non la mienne. » Où est le karma, alors, si on n'est plus celui qui agit ? Abandonner la croyance du karma... Je réalisais que c'était la dernière croyance à laquelle je m'accrochais ; elle expliquait si bien l'ordre et la justice du monde. Mais supposons que l'Univers créé soit au-delà de la justice, et de l'ordre, comme nous le pensons ? Alors ?

    J'en étais toute retournée. Il me dépouille de toutes mes croyances ! Sans rien épargner. Celle-ci était la meilleure, la dernière, la plus logique des croyances, toutes les autres, je les avais perdues en chemin... Je ne sais pas à quelle sorte de Dieu il croit au fond, ou s'il croit même. Absurde ! C'est à cause de l'entraînement, qu'il parle comme ça. Tous les hindouistes croient au karma; ils doivent y croire. Mais apparemment, c'est là que se situe mon erreur : il dit qu'il ne croit pas au karma, bien qu'il soit hindouiste de naissance. Je sais aussi que si vous demandez à un sadhu, ce qu'il pense du travail de karma, il vous répondra : « Le karma est bon pour vous, mais pas pour moi ».

    Une grande peur s'empara de moi ; que restera-t-il si toutes les croyances tombent ? Seul l'amour restera.

    p. 215

    Soudain, claire comme le cristal, une pensée traversa mon esprit : une croyance adoptée peut bien être abandonnée ; après tout, on ne naît pas avec l'idée du karma. On l'accepte ; et ce qui a été accepté peut être rejeté : c'est ainsi qu'est fait l'esprit...

    p. 216

    7 Novembre

    « Karma est destiné aux hommes qui ont été capturés par Lui ? » Je le regardais en essayant de comprendre.

    « Seuls ceux qui sont déjà au-delà du karma, ont le droit de rechercher les lois du karma. C'est seulement lorsque vous avez atteint un certain stade que vous avez le droit de vous informer sur les Lois de la Nature.

    Pendant que nous sommes soumis aux lois du karma, il vaut mieux les laisser tranquilles, autrement, nous n'agirions sûrement que pour obtenir des bons résultats du karma. Cela voudrait dire que le moi réapparaîtrait au plus haut niveau. Nous pouvons planter de la mauvaise herbe, mais il nous est impossible de l'extirper. Nous ferions le bien pour le seul intérêt de le faire ; mais pas pour obtenir un bon karma. »

    p. 238

    Après tout, les Pères de l'Église n'étaient-ils pas très avisés en supprimant toutes les idées de réincarnation ? Sinon, autrement, nous ne ferions pas d'effort dans cette vie ! Pourquoi penser à plus tard ? Seul le moment de MAINTENANT compte ; le futur est bien loin... C'est vrai que nous travaillons tous pour le futur, finalement, qu'y-a-t-il d'autre ? Sinon vous ne seriez pas là. Ne pensez qu'à MAINTENANT, oubliez DEMAIN. »

    p. 255

    « Qu'est-ce que ahimsa ? » a demandé le français Philibert l'autre jour.
    « Le vrai ahimsa ne peut pas vraiment être pratiqué sur le plan physique ; pas complètement du moins et pas par tout le monde. Que se passe-t-il dans les régions où rien ne pousse et que les gens doivent trouver de la viande ou du poisson à manger ? Les insectes que nous écrasons sans le savoir sous nos pieds, les germes que nous avalons et détruisons sont la vie, aussi. Ce que nous devons pratiquer c'est l'ahimsa mental et nous devons le vivre entièrement.
    Ne pas tuer des êtres vivants n'est qu'une conception brute d'ahimsa, car c'est bien davantage. Le vrai ahimsa c'est de ne pas nuire aux sentiments des autres, ni à soi-même. C'est ne pas faire de mal aux autres, et ne pas faire de mal à soi-même ».
     « Comment peut-on nuire à nos propres sentiments ou faire du mal à soi-même ? » voulut savoir le Français.
    « Vous nuisez à vos propres sentiments en vous créant des habitudes. Si, par exemple, vous aimez boire du thé, et ne pouvez pas vous en procurer, vous souffrez, n'est-ce pas ? Alors vos sentiments sont touchés par l'habitude créée. Ne jamais, jamais nuire aux sentiments de personne et ne jamais créer d'habitudes dans le vrai ahimsa, voilà ce qu'il faut faire. En créant des habitudes, nous nous emprisonnons nous-mêmes ; emprisonnement est limitation. Et limitation est douleur ».
    p. 164

    « L'abîme de feu », Irina Tweedie, Édition L'Originel © 2002

    http://www.babelio.com/livres/Tweedie-Labime-de-feu-Lenseignement-dun-maitre-soufi/681143

    (ajout de note du 27 janvier 2015)

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    Conscient de ma propre "indigence humaine", même si quelques compréhensions de la dimension de l'Être ou Esprit non-duel fondamental m'habitent parfois, n'ayant point de réelles expériences vécues à ce sujet, n'étant sans doute guère convaincant pour autrui, échoué sur un rivage après tempête, je regarde la Vie se mouvoir, se dérouler et s'enrouler, vagues après vagues sur l'horizon à perte de vue ... rien de plus.

    « Itinéraires étoilés »

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    http://versautrechose.fr/blog3/

  • Millénaire de la naissance de Jowö Marpa du Lhobrag

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    Jowö Mati 1012-1097

    http://www.babelio.com/livres/DETLEF-INGO-LAUF-Lheritage-du-Tibet-nature-et-signification-de-la/572904

    http://www.babelio.com/livres/le-Traducteur-Tilopa-vie-et-chants/699727

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    http://www.babelio.com/livres/Bacot-La-vie-de-Marpa/693057

    extraits de 

    « MILAREPA »

    (traduction de Jacques Bacot, ed. Fayard 1976)

     

    ... Marpa, que le bouddhisme tibétain ne satisfait pas, était allé plusieurs fois dans l’Inde chercher sa doctrine...

     

    ... Marpa avait vécu de la vie mondaine. Il y montrait même beaucoup d’activité et d’énergie. Mais c’était simple concession à la vie et au sentiment général. Dans l’Inde il avait appris à renoncer au fruit...

    ...

    Il faut l’oubli, l’effacement total du moi accidentel, du moi individuel, pour connaître le soi dans sa réalité objective. Méthode intuitive et voie mystique...

    pages 22-23

     

    .. Jowö Matipa de Lhobrag à Mila “bonne-nouvelle” « ... si tu choisis que je te donne la doctrine, il ne dépendra que de ta force d’âme que tu arrives ou n’arrives pas dès cette vie à la Bhodi. »

    Note 2 page 83 : Marpa signifiait par là que les “formules” tantriques n’ont donc pas de vertu “magique” qui dispense de l’effort personnel. Marpa combat la croyance populaire dans l’efficacité automatique des mantras du Tantrayana.

     

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    ... Note 1 page 87 :

    Marpa, avant d’instruire Milarépa, le soumet à de multiples épreuves pour lui faire expier ses crimes. Pourquoi lui en faire commettre de nouveaux ? En admettant même le système de l’homéopathie comme cure morale l’homicide ordonné par Marpa ne peut s’expliquer que par le caractère tout philosophique et non social de la morale bouddhique. Il faut supposer que Marpa ne conçoit aucune satisfaction de vengeance en châtiant ses ennemis, mais veut du même coup favoriser son enseignement et éprouver l’obéissance de son disciple. La vie humaine n’a de valeur que socialement. C’est pourquoi Milarépa expie moins le fait d’avoir tué que celui d’avoir satisfait sa passion de vengeance. Il expie pour le préjudice causé à son propre perfectionnement et non pour le préjudice causé à ses victimes. Il faut se garder de juger les saints bouddhistes selon notre morale européenne qui est toute sociale, sinon on ne les comprendrait pas.

    Note 1, page 106 et 107

    ... «... ici l’ivresse est voulue et rituelle. Importé de l’Inde avec le bouddhisme tantrique par Padmasambhawa et préexistant d’ailleurs dans le chamanisme bön du Tibet, ces excès furent proscrits par le réformateur Djé-Tsongkhapa au XVe siècle. De nos jours, cependant, l’Eglise orthodoxe seule observe la tempérance et le célibat des moines. Les lignées non réformée des lamas-Rouges continue à pratiquer la magie, l’intempérance et l’incontinence.

    Les tibétains laïcs portent chapeaux et natte, depuis la réforme de Djé-Tsongkhapa ils sont tondus et nu-tête.

     

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    http://www.babelio.com/livres/Milarepa-Milarepa-ses-mefaits-ses-epreuves-son-illumination/290646

    ... « Serait on maître de l’univers, au moment de mourir il faut tout quitter. Si on y renonce dès maintenant , on reste toujours serein. C’est pourquoi je fuis le commerce des hommes. »...

     

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    ... Je n'ai aucun intérêt à préserver les dogmes et les institutions des formes de bouddhisme asiatique traditionnelles qui, à mon sens, ne présentent pas de valeurs intrinsèques autres que celles liées aux conditions particulières dans lesquelles elles ont émergé. Pour moi, le bouddhisme est comme un organisme vivant. Pour s'épanouir loin des ghettos où s'enferment ses adeptes, il lui faudra de nouveau s'adapter à un environnement très différent de celui dans lequel il est apparu. Sa pérennité sera ainsi garantie par des influences réciproques avec le monde moderne.

    ...

    Stephen Batchelor

    Aquitaine, septembre 2009

    Préface de, « Itinéraire d'un bouddhiste athée », ed. Seuil © février 2012

    http://www.babelio.com/livres/Batchelor-Itineraire-dun-bouddhiste-athee/431099

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  • Le chant d'illusion

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    Kyabje Tashi Peldjör (Dilgo Khyentsé), et Nyoshul Khen,

    incomparables grands yogis du Dzo-tchen, vous nous manquez vraiment beaucoup !

    « Quand on est à son aise, il n’est rien qui ne paraisse fort agréable ;
    Mais lorsqu’on ne l’est pas, tout inquiète et oppresse.
    L’esprit humain a de la ressemblance avec le soleil,
                                                         qui éclaire les montagnes à proportion de leur hauteur* ;
    Mais en ces temps où nul n’a de force d’âme,
    C’est vous-même, amis de mon cœur, que vous devez désigner du doigt !** »

    « Le chant d’illusion », Nyoshül Khen Rinpoché (Jamyang Dorjé ), page 99, ed. Gallimard “Connaissance de l’Orient” - © 2000

    Jamyang Dorjé  - Camis.jpghttp://www.babelio.com/livres/Rinpoche-Nyoshl-Khenpo-Le-chant-dillusion-et-autres-poemes/321355

    * On ne s’intéresse qu’aux grands de ce monde, dans l’espoir d’un avantage ; eux seuls ont à nos yeux de l’éclat, à l’instar des cimes des montagnes les plus hautes, qui sont éclairées les premières par le soleil.
    ** C’est-à-dire, retournez votre regard vers l’intérieur et reprenez-vous.

    ... « la Grande Complétude », selon la tradition de Longchen Rabjam et Rigdzin Jigmé Lingpa. Nyoshül Khenpo était promis à devenir le maillon suivant de cette chaîne traditionnelle(1)*. Nyoshül Khenpo se rendit alors à Kathog, l'un des six grands monastères des Nyingmapas, où il étudia notamment sous la direction de douze « émanations » (trülkus), de huit grands docteurs (khenpos), et de cinq autres maîtres excellents, quoique non titrés.
    ----------------------
    (1)* Au demeurant, elle ne saurait appartenir à personne, et il n'est que d'en lire les chroniques pour comprendre que les Tibétains ne devraient pas faire tant de cas des hiérarchies ecclésiales. Les maîtres qui ont transmis le Nyingthik, en particulier avant l'époque de Longchenpa, ont souvent été d'une parfaite obscurité, autant que les hagiographies permettent d'en juger — adeptes cachés plutôt qu'illustres prélats.
    p. 15

    http://www.arguillere.org/2017/06/souvenirs-relatifs-a-chhimed-rigdzin-rinpoche-khor-gdong-gter-sprul-1922-2002.html

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    http://www.babelio.com/livres/Krishnamurti-Cette-lumiere-en-nous--La-Vraie-Meditation/81324/critiques?tri=dt

    http://www.babelio.com/livres/Krishnamurti-Cette-lumiere-en-nous--La-Vraie-Meditation/81324/citations?tri=dt

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    http://www.babelio.com/livres/Ferri-Aime-Lacapelle-tome-1--Je-veille-aux-grains/46641

     http://www.buddhachannel.tv/portail/spip.php?article25298

     

    Jack Kornfield vient en France ce w.e. du 30 juin 2012 à Paris, nous ne pourrons malheureusement pas nous y rendre. Nous lui souhaitons toutefois la bienvenue et “partage” en notre beau pays de France.

    Mardi 10 juillet : Nous vous informons qu'il est question d'une diffusion en “ligne” par les membres organisateurs, d’une vidéo sur cet événement rare, prévu pour la fin d’été début automne. Nous vous tiendrons informé. De ce que nous avons pu en savoir ces rencontres ont été des plus fructueuses !
    Bien cordialement et amicalement.

    Mardi 18 septembre : Voilà, c'est donc disponible en ligne...

    http://www.association-mindfulness.org/videos.php

     

    C'est excellent, époustouflant de générosité, qui nous ramène à bien des années en arrières quand nous assistions aux conférences de Denise Desjardins (avec qui nous avons eu quelques entrevues personnelles déterminantes) et d'Arnaud dans les années 80.
    Cette générosité et cette luminosité dans la simplicité qui habitait des êtres rares avec qui nous avons eu des liens beaucoup plus profonds, les « vieux » yogis tel que Khaybjé Kalou Randjung Kunkhyab, Jamyang Dorjé  et surtout ce merveilleux et parfait yogi accomplit Tashi Peldjör, plus célèbre sous le nom Dilgo Khyentsé alors très peu connu à cette époque en France, dont le départ nous a laissé, sans doute comme d'autres, bien solitaire et sans recours autres que les liens de pratiques qui nous unissaient, tant les dérives de ces milieux sont effroyables en notre pays !

    Il y a neuf ans une question avait été posée à Thay :
    « Vous aurez 80 ans cette année. Envisagez-vous de vous retirer comme enseignant spirituel à un certain point ? »
    Voici la réponse qu'il offrit :
    "Dans le Bouddhisme l'enseignement est non seulement donné par la parole, mais aussi par notre façon de vivre notre vie. Notre vie est notre enseignement, est notre message. Et depuis je continue à m'asseoir, à marcher, à manger, à interagir avec la sangha et les personnes, je continue à enseigner, même si j'ai déjà encouragé mes étudiants aînés à commencer de me remplacer en donnant des enseignements du Dharma. Les derniers deux ans, j'ai demandé aux enseignants du Dharma, non seulement monastiques mais également laïques, de venir et de donner des enseignements du Dharma. Beaucoup d'entre eux ont offert de magnifiques enseignements du Dharma. Certains enseignements ont même été meilleurs que les miens. Je me vois moi-même dans ma continuation, je ne me retirerai pas. Je continuerai à enseigner, si ce n'est pas par des enseignements du Dharma, alors cela sera par ma façon de m'asseoir, de manger, de sourire et d'interagir avec la sangha. J'aime être avec la sangha. Même si je ne donne pas un enseignement du Dharma, j'aime participer à la marche méditative, à la méditation assise, aux repas en pleine conscience, etc. Ne vous inquiétez pas. Lorsque les personnes sont exposées à la pratique cela les inspire. Vous n'avez pas besoin de parler pour pouvoir enseigner. Vous avez besoin de vivre votre vie en pleine conscience et profondément. Merci."

    http://www.villagedespruniers.net/index.php?option=com_content&view=article&id=212:annonce-officielle-sur-la-sante-de-thay-du-28-juin-2015&catid=45:lettres&Itemid=26

    «  Halte à la bodhisatvacratie ! » 

    Une nouvelle qui va dans le bon sens ...

    https://www.facebook.com/OKCinformation/photos/a.1153247458036898.1073741828.1153088408052803/1624871710874468/?type=3&theater

    ceci est une "bouffonnerie" !

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    https://www.facebook.com/hridayartha/posts/985733508253255

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    https://www.facebook.com/permalink.php?story_fbid=2087903524828749&id=100008273644207

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    https://www.babelio.com/livres/Arguillere-Manuel-de-la-transparution-immediate/1060283/critiques/1954776

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    http://www.babelio.com/livres/Odier-Le-grand-sommeil-des-eveilles/134652

    http://www.babelio.com/livres/Chpel-Les-Arts-tibetains-de-lamour--Sexe-orgasme-et-gu/360301

    http://www.babelio.com/livres/Kornfield-Perils-et-promesses-de-la-vie-spirituelle--Un-che/165635#critiques

  • Tushita

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    « Tushita », Editions Dharma - Les Jacourets - PEYMEINADE - 1979

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    Lama Thoubtèn Yéshé (1935-1984)

     

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    Lama Zopa et Osel Hita Torres né en 1985 ("tulku" [ou manifestation dans le bouddhisme de forme tibétaine à partir du XIIe siècle, 1er Karmapa-Dusoum Khyenpa - voir note enfin d'article] de Lama Thoubtèn Yéshé, confirmé par le Dalaï-Lama actuel) - photo de mars 2011 avant l'hospitalisation de Lama Zopa.

     

     http://www.bbc.co.uk/news/magazine-19702122

    http://www.bbc.co.uk/iplayer/episode/b01mx2sm/The_Reluctant_Lama/

    Image de l’incompréhension des cultures ! Passé d’institutions figées d’un temps du moyen-âge révolu... regard vers un devenir incertain ! Nous finissons par être à coté d’un présent qui nous fuit, incapable de nous ouvrir à l’A/amour qui nous est donné à vivre ! Quel triste constat d’échec ! Le “lamaïsme” dans sa forme traditionnelle voire tout simplement "doctrinaire" atteint de pharisaïsme chronique , était-il exportable vers les cultures occidentales, sans être accompagné des représentants de ses populations, et surtout avec un grand effort effectif d’adaptation vigilant ? Probablement pas ! À avoir trop voulu conserver le contenant, l'essence du contenu lui à fini par s'y dissoudre et s'y diluer jusqu'à en être méconnaissable*.

    En effet, peut on vraiment prétendre apporter réellement quelque chose de positif et durable aux personnes en l'absence de connaissances délibérées de leur environnement et fonctionnement sociétal au prétexte que nous détenons "La Vérité" et vivons "hors du samsara" ? De cette prétention aveugle il risque d’en ressortir des comportements d'asservissements, et tout en prétendant se libérer du "monde samsarique", finir par œuvrer à la décomposition du Dharma. Il n'est pas de lieux sur cette Terre-Matricielle, où les inconvénients de ce "samsara" ne règnent pas... le seul endroit où nous pouvons le confondre dans sa roublardise trompeuse et mensongère, c'est en notre propre cœur-en-l'esprit, dans l'incarnation vacuitaire lumineuse qu'il nous à été donné et le bonheur de le rencontrer en la personne de K. Dilgo K., à l'A/amour bienveillant et puissant.


    Arnaud Desjardins nous a quitté le 10 août 2011 ;  avec Denise (qui vient de décéder ce printemps, le 17 mars 2016 elle aussi, et ce dans l’anonymat le plus complet ... !) , c'était des personnes de la génération de mes propres parents. Nous les avions rencontré tous les deux dans les années 83/84 à Plaige en Bourgogne, puis plus particulièrement lors de conférences à Tours (37) avec Denise beaucoup plus personnellement, ce qui fut déterminant vers notre propre maître-Racine “Tashi Peldjör”, qu'ils connaissaient très bien tous les deux. Le "départ" d'Arnaud Desjardins est pour ce qui me concerne le "glas" d'une époque qui sonne, où tout était à faire... le temps à passé avec ses trahisons et ses forfaitures, mais je ne saurai jamais trop leur en présenter ma gratitude à tous les deux... car combien encore se souviennent de ce qu'ils ont fait et ont été porteur de l'implantation de ce fameux "lamaïsme" en France en particulier ? Même pas la moindre reconnaissance dans le DVD de propagande de D.K.L. ("Hommage" à L. Guendune, c.2006) où il n'est même pas fait mention la plus infime, que le Bost fut octroyé par Arnaud Desjardins à la "congrégation K.D.Ch.", pour une somme dérisoire. De même d'ailleurs que les transmissions de la Lignée Karma-Kagyu du Mahamoudra en été 1986 de Jowö-Matipa, par le Taï-Sitoupa et surtout le Shamarpa premier Régent en titre de la Lignée, qui transmis son propre Yoga-Racine... De qui se moque-t-on ?

    http://www.babelio.com/livres/Kornfield-Apres-lextase-la-lessive/298816
    Seul (enfin sans doute pas que, bien certainement !) Jack Kornfield, auteur de « Après l'extase, la lessive », me semble nous délivrer  actuellement une issue possible dans "les sociétés occidentalisées" de ce qui est de la tradition "bouddhiste" à vivre, son dernier ouvrage « Bouddha, mode d’emploi » ou « Le Cœur-Sage »(The Wise Heart) me semble être porteur d’un message d'espoir raisonnable. Pour autant, on fini par se demander si il est reconnu encore comme “bouddhiste” à part entière dans certains milieux "traditionnalistes" et  d'un clergé très hièrarchisé (en dérives "fondamentalistes" depuis bien longtemps) fort occupés dans leurs rivalités intestines violentes et calamiteuses de caciques d'un système de caste lui très temporel et très impliqué depuis des lustres dans le pouvoir du "mondain" !?
    Mais finalement qu’importe ! « laisser dire et bien faire » ! Cela ne “défriserait” pas un certain Kunga Legpeï Pelzangpo, contemporain de notre “monument de l'Histoire”, François Rabelais, qui savait se “torcher” avec la douceur de ce qui convenait à l’orifice des choses en question, au grand dam du clergé de son époque !

    * http://www.babelio.com/livres/Vincent-La-chair-et-le-diable/160971

    http://sangha.leforum.eu/t3347-Confession-de-Kalou-Rinpoche.htm

    (Si les faits sont avérés, il doit bien exister une cours de justice internationale des droits de l’enfant. Une chose est certaine, ce jeune garçon est très perturbé et en grande détresse, et étant moi-même père de quatre enfants, je sais d'expérience de quoi je parle en la matière !)

    Les lamas perdus du bouddhisme.pdf

     - Le quatrième "tülku" Jamgon Kongtrul (Lodrö Chökyi Nyima) de la Lignée Kamtsang-Kagyu quitte ses fonctions ... et dénonce les comportements inaceptables :

    Jamgon Kongtrul Rinpoche 4th 1 août, 05:37 · « I left my role on April 14th 2016 because of all the struggles and problems that have build up till now since past 4-5 years. Now I have reached a state where it's unbearable, i have been restricted to fulfil my dreams and have not been allowed to take responsibility and stay in peace and I feel I am a burden to all.


    J’ai démissionné de mon poste, le 14 avril 2016, à cause de toutes les luttes et problèmes qui se sont élevés depuis 4-5 ans jusqu’à ce jour. Maintenant j’ai atteint un niveau où c’est devenu insupportable où j’ai été empêché de réaliser mes rêves et n’ai pas été autorisé à prendre des responsabilités, (mais de) rester tranquille, et je ressens que je suis accablé par tout ceci.


    Things seems so well and alright in front but behind its all a chaos and I can't live my life like this , showing all bright side but inside I feel incapable and unworthy of the name , I have made this choice as the last resort and I had tried every possibilities to avoids this choice but now I am tired of all these problems repeating and them using the same excuse over and over again ! I doubt you all will understand my choice but I hope you do !


    Les choses paraissent si bien et correctes en façade mais par derrière c’est un chaos, et je ne puis vivre une vie telle que cela, montrant un visage radieux mais à l’intérieur je me sens incapable et indigne de ce nom, j’ai fait ce choix en dernier recours, et j’ai essayé les différentes possibilités pour éviter cela mais je suis fatigué de tous ces problèmes à répétition, et eux (qui ? NDT) utilisant les mêmes excuses, encore et encore ! Je doute que vous compreniez tous mon choix, mais j’espère que vous comprendrez !


    Please don't come looking for me now even though you know where I am nor be worried of me I will and can take care of myself , Those who believed in me still I am sorry for doing this but I had no choice.
    I am not a monk anymore . I just want to study and fulfil my wish even though it's hard still I will try and do it !

    S’il vous plait, ne venez pas me cherchez pas à me voir maintenant, même si vous savez où je suis et ne soyez pas inquiets pour moi, je me prendrai et suis capable de me prendre en charge. Ceux qui croient en moi encore, je suis désolé de faire ceci, mais je n’ai pas d’autre choix. Je ne suis plus un moine, je veux juste étudier et remplir mes souhaits, mais si cela est difficile jusqu’à ce que j’essaie et le fasse.


    HH Karmapa and situ Rinpoche is always in my mind and some of you know what I went through so please tell him all the things I told you ! And please tell HH that I don't deserve to see him anymore cause of my state and behaviour and please assure him that I always felt his deep love and care to me but because of me this unworthy disciple everything that happened is cause of me!


    SS Karmapa et Situ Rimpoché sont toujours dans mon esprit et certains d’entre vous savent par où je suis passé, alors s’il vous plaît, dites leur toutes ces choses que je vous ai dites ! Et s’il vous plaît, que je ne mérite de le voir davantage à cause de mon état et de mon comportement et s’il vous plaît, dites le lui bien que j’ai ressenti toujours son profond amour et attention pour moi, mais à cause de moi, cet indigne disciple, tout ce qui est arrivé est à cause de moi !


    If I stay on and go on meeting you all and meeting others it will create more pain and problems and sadness. Also about the court case please continue with it cause all the problems came with the name and responsibility I had. Now I am just living a normal life and will study so please just clear this matter I don't care how many years it takes cause I have no desire to go out anytime now and I will keep in touch with whoever wants to !

     

    Si je restais et continuais d’aller aux ( cérémonies, vous rencontrer), meetings, avec vous tous et rencontrer d’autres, cela créerait encore plus de peines et difficultés et de tristesse. Aussi à propos du cas en cour (tribunal ?), continuez ainsi cause tous les problèmes qui viennent avec le nom et la responsabilité que j’avais. Maintenant je vis juste une vie ordinaire et veux seulement étudier ; donc éclaircissez cette question : je me moque de combien de temps cela prendra, car je n’ai nullement de volonté de sortir et je veux rester en contact avec quiconque le désire !


    Those who thinks their image and dignity in public would be ruined because my decision are the one who is truly self-centred and selfish. Rather than accusing me you should look out to the problems and dig out what circumstances made me leave.

     

    Ceux qui pensent uniquement à leur image et solennité en public risquent d’être déçus et seront ceux qui vraiment sont centrés sur leur ego, et egoistes. Plutôt que de m’accuser vous feriez mieux de regarder les problèmes et voir clairement quelles circonstances me poussent à partir.

    This is my decision and I have thought a lot
    I have made my decision now I don't and can't be a monk anymore and I wanna be left alone and if you really do care and love me then please leave me alone and don't come looking for me for this time it will be a different outcome if you do !

     

    C’est ma décision et j’y ai réfléchis profondément.
    J’ai pris ma décision maintenant, je ne peux pas rester moine et veux être seul et si vous m’aimez réellement et voulez prendre soin de moi, alors laissez-moi tranquille, ne me recherchez pas, sinon ce serait fait de manière différente !


    Good bye and be well ! I know it hurts and some may be angry at me and I am sorry but I too have been suffering a lot and to release some pain I have hurt myself by burning my arm and also had thoughts of killing my self so I know pain and don't want to create more pain to you all nor me so please give me peace and those in the labrang who troubled me and was root of my trouble can have peace cause I am gone !

     

    Au revoir et portez-vous bien! Je sais que cela va vous heurter et quelques-uns me haïront mais je suis désolé, j’ai, moi aussi trop souffert à tel point que je me suis fait mal en me brulant le bras et ai eu des pensées de me suicider, alors je sais ce que c’est de souffrir, et ne veux créer plus de souffrance encore, tant à vous tous, qu’à moi-même et celui qui au Labrang m’a troublé et qui la cause de ce trouble, pourra avoir la paix du fait de mon départ.
    (Labrang est le nom d’origine du monastère au Tibet en relation avec Jamgon Kongtrul Rinpoche).

    I don't hate you all, for some of you I know you love and care for me and so do I but I had to do this sorry !


    Je ne vous déteste pas du tout, car je sais que quelques-uns m’aiment et me protègent et moi de même mais je dois faire cela, désolé !


    With a difficult heart I have chosen a different life style and will study and pursue my dreams of becoming a doctor ! How long will you all hide this ?


    C’est avec un Coeur brisé que j’ai choisi une autre façon de vivre et veux étudier et continuer mes rêves afin de devenir médecin. Combien de temps refuserez- vous cela ?
    Good bye
    Au revoir.


    Stick and stone may break my bone but words will rip my heart apart ! And it has ripped my heart apart with all I had to keep I heart for all these years !


    Le baton et la pierre peuvent briser mes os, mais les mots durs déchirent mon cœur, tout ce que j’ai dû garder dans le cœur durant toutes ces années ! »

     Commentaires en réponses de Jamgon Kongtrul Rinpoche 4th : « It has been a very difficult choice for me but seeing all your love and support touched me so much ! Many of you have offered your help but all I require now is your prayers
    ?
    , I have left my role but never my heart towards the dharma and my teachers ! Since dharma has been in my life even though I am living a different life style it has given me a different perspective of most things and helped me a lot. I knew deep inside that Killing one self was never the answer but during that period of time all I ever though was how to end this , i even locked my self in my room and cried many times but I always wiped my tears and hid everything inside and came out and did what I was told to do. I lost my confidence and I felt unworthy and incapable to be in this role and knew I couldn't continue and after a lot of thinking I left. Others criticise me and tell me I left for other reason but all that matters to me is I am true to myself .
    No one hacked my account nor it's fake !

    Cela a été un choix très difficile pour moi, de voir tout votre amour et votre support me touche très sincèrement.Beaucoup d'entre vous m'ont proposé leur aide, mais la seule chose que je demande c'est votre prière. J'ai abandonné ma charge, mais pas mon amour envers le Dharma et mes maîtres ! Depuis que le Dharma a été dans ma vie, et malgré que j'ai changé de vie (de style de) Il m'a donné une perspective différente concernant beaucoup de choses et m'a beaucoup aidé.J'ai su profondément que se tuer soi-même, n'était jamais la réponse, mais pendant toute cette période de temps, je ne pensais que comment arrêter tout ceci, je me suis même enfermé dans ma chambre et pleuré très souvent, mais j'ai toujours séché mes larmes et tout caché en moi-même, puis suis sorti et fait ce que l'on m'avait dit de faire.J'ai ainsi perdu confiance en moi, et me suis senti indigne et incapable, de tenir ce rôle tout en me sachant incapable de continuer, et après mûres réflexions, je parti.Certains me critiquent et me disent que je suis parti pour d'autres raisons, mais la seule importante pour moi est que je suis en accord avec moi-même.Nul n'a piraté (détourné) mon récit ou alors, cela est un faux. »

     

    https://www.telegraphindia.com/1160812/jsp/frontpage/story_102067.jsp#.WI96HTjiQ0U

    - ceci corrobore notre vécu, la destruction des personnes qui ne vont pas dans le sens des intrigues de pouvoirs et de "domination" de factions nocives et infiltrées dans ces institutions où le "business" est la véritable priorité, pas le "travail" sur soi d'une pratique bien menée ...

    http://www.larbredesrefuges.com/t11165-jamgon-kongtrul-lodro-chokyi-nyima-quitte-ses-fonctions#94301

     https://fr.wikipedia.org/wiki/Lodr%C3%B6_Ch%C3%B6kyi_Nyima

    Au Tibet, l'éducation religieuse à l'ancienne ... !

    https://www.facebook.com/permalink.php?story_fbid=2063133440639091&id=100008273644207

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    Reconnaître l'effet de halo
    Pour arriver à prendre ce qu'il y a de bon, il faut reconnaître le second principe d'une relation avisée et se dégager de l'effet de halo. L'effet de halo, c'est la  supposition non vérifiée que si un instructeur de méditation ou un maître spirituel est qualifié à un certain niveau, il le sera forcément à tous les nivaux, que s'il s'y connaît en matière de vision intérieure il s'y connaîtra nécessairement en matière d'éducation des enfants et en mécanique. Il est aisé de voir ce fantasme à l’œuvre dans les communautés spirituelles.
    Ainsi, un couple ingénu interrogea son maître un célèbre lama tibétain, sur l'accouchement. Ce Lama voué au célibat, élevé dans un monastère, n'y connaissait absolument rien. Il donna quand même aux jeunes gens des conseils qu'il avait glanés dans le folklore des montagnes tibétaines. Se basant sur ces conseils, ils tentèrent un accouchement à domicile loin dans la montagne, avec un résultat désastreux : la mère et l'enfant faillirent en mourir.
    (Jack Kornfield, "Périls et promesses de la vie spirituelle", page 470 et 0471)

    http://www.babelio.com/livres/Kornfield-Perils-et-promesses-de-la-vie-spirituelle--Un-che/165635

     

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    Denise Desjardins avec sa fille sur ses genoux et Mà Anandamayi, dans les années soixante.

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    Note de l'article :

    1. Modes de transmission
    1.1. Le système des tülkou
    Bien que toutes les lignées aient adopté le principe des tülkou (transmission par réincarnation), plusieurs systèmes de transmission coexistent comme la succession héréditaire (aboutissant au « charisme gentilice » selon la terminologie wébérienne)10l et la transmission d'oncle paternel à neveu. Le terme tülkou se réfère, dans un sens strict, au « Corps d'apparition ou de manifestation » ; un personnage animé par un profond altruisme qui, selon le Mahayana (et la figure du bodhisattva), œuvre au bien de tous les êtres en renaissant inlassablement. Ce principe a vite été adopté au Tibet mais c'est au XIIe siècle qu'il prit sa dimension institutionnelle, lorsque la lignée des Karma-Kagyü fut confiée à un tülkou.

    V. TIBET HISTORIQUE ET POLITIQUE
    Dépeindre le Tibet historique sous l'angle d'une histoire politique permet de comprendre les actions des maîtres, des élites. Leur rôle dans la diffusion du bouddhisme dans des contrées ou ce dernier était encore inconnu, les conquêtes et les luttes pour le pouvoir afin de régner et d'exercer une autorité sur un territoire toujours plus grand, les alliances stratégiques afin de prendre le contrôle d'une école ou d'une lignée sont des exemples saillants qui témoignent d'une activité multiple qui s'ajoute (se superpose) à leurs activités religieuses et qui permettent de comprendre les soubassements de l'exil ainsi que plusieurs caractéristiques actuelles du bouddhisme tibétain en Occident.
    « De vie en vie, la lignée religieuse est aux mains du même personnage, auquel on reconnaît les mêmes qualités spirituelles, mais sous un corps différent. Progressivement, toutes les lignées religieuses se sont dotées de trülkus qui, soit en assuraient la direction, soit formaient des sous-lignées plus ou moins influentes. La dernière lignée religieuse à apparaître, celle des Gélugpas, fondée au XVe siècle, n'échappa pas à ce qui était devenu pratiquement une règle » (Deshayes, 2002: 60)

    Ce sont en fait des traditions tibétaines récentes qui attribuent la paternité du phénomène à la lignée Karma-Kagyü, avec le Karmapa Karma Pakshi (1206-1283), qui fut à la fois reconnu comme la réincarnation de Düsum Khyenpa et aussi d'Avalokiteshvara102. Si la possibilité de reconnaître un être comme la réincarnation d'un être défunt n'était pas étrangère au monde indo-tibétain, il semble qu'elle se soit d'abord produite chez les Kadampa103. Elle reprend l'idée indienne de « guruparampara » (succession de guru) et celle de la monarchie tibétaine sacrée104.
    Le système des tülkou105 permet à l'inverse d'une transmission lignagère, d'éviter qu'une famille noble ne possède tout le pouvoir. Dans les faits, les tülkou, notamment ceux d'un rang important, ont toujours été trouvés dans des familles de lama héréditaires ou dans des familles ou des tülkou réincarnés avaient déjà été trouvée106. G. Samuel donne l'exemple de l'actuel Dalaï-Lama qui a été trouvé dans une famille ou le frère du Dalaï-Lama, Thubten Jieié Norbu avait été reconnu comme tülkou des années avant que lui-même ne le soit107.
    Les Tibétains s'appuient sur la théorie des trois corps (trikaya) pour justifier leur système d'incarnations successives qui n'existe nulle part ailleurs dans le monde bouddhiste. Ils compliquent le système en admettant trois types de réincarnations de …
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    101 Hindouisme et Bouddhisme, op.cit., p. 23.
    102 L. W.J van der Kuijp, « Les Dalaï-lamas du Tibet et les origines des lamas réincarnés »...op.cit., p. 28.
    103 L. W.J van der Kuijp parle de la seconde partie du XIIe siècle. Il fait également référence à une série brève de réincarnations féminines au XIIIe siècle
    104 Pratapaditya Pal, Idoles du Népal et du Tibet, Arts de l'Himalaya, Musée Cernushi, Finkaly et Paris-Musées, Paris, 1996, p. 107.
    105 Chez les Guélougpa, le hiérarque de la lignée est choisi par élection.
    l06 G. Samuel, (1993 : 283).
    107 (1993 : 284).
    p. 65

    … chaque grand lama, celle du « corps », de la « parole » et de « l'esprit108 ». On peut donc retrouver, sous des émanations humaines différentes, la renaissance d'un grand maître. Lorsque P. Cornu écrit que ce n'est pas la personne « même » qui renaît, mais une « conscience », une « énergie », « l'esprit de sagesse109 » du maître défunt, dans le cas de certains tülkou, il est cependant plus juste de dire qu'ils sont des réincarnations, et qu'à ce titre, comme le dit le Dalaï-Lama, « il est vrai que dans ce cas, c'est le même être, la continuation du même être ». Il existe différents types de tülkou, suivant qu'ils sont d'un rang supérieur ou inférieur. P. Bishop précise que les Tibétains reconnaissent trois grades de réincarnés identifiables, nommés tülkou à l'Ouest111. Il s'agit : 1 — niveau inférieur de lamas, renaissance d'un moine pour une bonne vie méritoire ; 2 — des êtres presque parfaits : des virtuoses religieux réincarnés pour leur mission ou leur but ; 3 — des bodhisattva incarnés : des tülkou dans le sens complet, comme le Dalaï-Lama, émanation de Chenrézi. Les Tülkou sont à la fois des renaissances de maîtres passés mais également des émanations112 de déités tantriques, tout comme les rois religieux avaient fini par être considérés comme des émanations de bodhisattva113.
    Une des particularités des tülkou est de laisser une lettre à leur mort à quelqu'un de leur entourage contenant des informations et des indications concernant leur futur lieu de naissance, le nom de la famille, etc. La recherche d'un tülkou peut être longue et périlleuse et nécessite souvent l'utilisation d'oracles, de rêves et de visions de maîtres proches du défunt. Lorsque les régents trouvent des enfants successibles d'être le tülkou recherché, ces derniers sont soumis à des tests, dans lesquels par exemple, il leur faut retrouver des objets ayant appartenu à leur prédécesseur. Lorsque le "bon" tülkou est découvert (yangsi), il est intronisé et quitte sa famille. L'éducation des tülkou, notamment ceux de haut rang, obéit à des règles strictes et codifiées. Elle est confiée à la charge de tuteurs qui doivent veiller à son apprentissage intensif de la pratique, de la discipline et des enseignements. Le tülkou est au centre de la vie du monastère dont il participe à son prestige.
    P. Bishop souligne qu'aucun autre pays bouddhiste n'a développé une croyance en la réincarnation avec une telle extension114. En tant qu'institution, le système des réincarnations est unique dans le monde bouddhiste. Les tülkou ont des fonctions spirituelles, politiques et économiques qui ne peuvent être totalement séparées115. Ces lamas réincarnés détiennent un pouvoir social et spirituel mais également un « pouvoir symbolique » nous dit P. Bishop. Les lignages spirituels sont organisés autour de la transmission de l'énergie spirituelle (les bénédictions, la grâce), dont les tülkou les plus importants sont censés incarner, représentants « the divine into the mundane social world116 ». L'auteur note que dans la culture tibétaine (que nous ne voulons pas ici essentialisée en prétendant qu'elle est unifiée), il existe deux traditions parallèles de continuité, la parenté sociale et la réincarnation institutionnalisée.
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    108 « Le Tibet : grandeur et décadence d'une tradition monastique », op.cit., p. 257.
    109 P. Cornu, (2001 : 638).
    110 Ici, le terme de réincarnation est valide, « Introduction et Interview de Sa Sainteté le Quatorzième Dalaï-Lama », in Les Dalaï-Lamas...op.cit., p. 10.
    111 Dreams of Power, Tibetan Buddhism and the Western Imagination...op.cit., p. 63.
    112 G. Samuel, (1993 : 281).
    113 P. Kvaerne, (1998 : 257).
    114 Ibidem.
    115 G. Samuel, (1993 : 497).
    116 Ibid., p. 65.
    p. 66

    … vœux pour prendre une épouse car il en allait de leur santé, voire de leur vie129. Les tertön sont essentiellement laïcs (une minorité appartient au corps monastique) car la présence d'une parèdre est nécessaire dans la conduite de leur « mission »130. L'exécution d'un certain nombre de rituels et de célébrations liturgiques est dévolue aux moines (fumigations, rituels de longévité, rituels de propitiation de divinités protectrices, consécrations, rituels apotropaïques131, etc.).
    La tradition rapporte plusieurs cas de « fous-divins » (tib. smyon pa), tels que Gésar de Ling, Milarepa, Drukpa Kunleg, pour les plus connus, qui peuvent être considérés, à juste titre, comme des tricksters132. Ces « joueurs de tours » et leurs histoires sont admirés en Occident. Figure mythique, le trickster est originaire d'Amérique du Nord"' où il a d'abord été étudié. Il apparaît tour à tour comme un héros, un bouffon, un comique et un farceur. Il transgresse toutes les lois et règles établies, défiant perpétuellement l'ordre social. Dans l'article de J. Ardussi et de L. Epstein, la figure du trickster, du « saintly madman »134 n'est compréhensible qu'à la lumière de la doctrine de la double-vérité. Symbole de la tradition tibétaine, comme le soulignent les auteurs, les principes qui le caractérisent peuvent se résumer ainsi : un rejet de l'ordre social, et une critique satirique contre l'ordre monastique, une tenue anti-conventionnelle, un dédain pour toutes les règles et normes instituées, l'utilisation de chants et de poésies et un goût pour l'obscénité et le vulgaire. G. Samuel, reprenant les principes énumérés par Ardussi et Epstein du trickster tibétain, ajoute que ces lamas « have great insight, and so are capable of seeing thought other people's behaviour and motivation ; and they have great attainment, which is demonstrated by their magical power »135. Comme le rappelle B. Faure, le bodhisattva, s'il agit par amour et par compassion peut transgresser les règles et préceptes moraux traditionnels. « Bouddha et bodhisattva s'adaptent aux êtres pour mieux les convertir par la méthode la plus appropriée, et manifestent eux-mêmes les passions fondamentales, haine et amour, pour mieux les transmuter en leurs contraires136 ». Les « fous-divins », avec leur méthode radicale, utilisent tous les moyens habiles pour montrer aux êtres le chemin de la libération. Par là même, ils prennent d'une manière littérale ce qui est prôné dans de nombreux tantra, comme le Hevajra Tantra.
    Les lamas sont également réputés auprès des fidèles pour leurs actes divinatoires (tib. mo) qu'ils dispensent, l'utilisation de sortilèges, l'exécution de rites d'exorcisme, des rituels de mort, etc. Les Mongols faisaient d'ailleurs appels à certains lamas tibétains pour leur pouvoir magique (usage de magie noire notamment) contre leurs ennemis. Les maîtres tantriques sont censés détenir des siddhi (pouvoirs magiques) qui …
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    129 Plusieurs maîtres sont concernés. Par exemple, Jamgoeun Kongtrül Choki Lôdro, malade, qui s'est marié pour écarter les obstacles à sa vie. « Il prit pour épouse spirituelle Khandro Tséring Tchodron (née en 1925) et recouvrit rapidement la santé. » Cf. P. Cornu, (2001: 264). On retrouve ces pratiques dans l'Asie entière, notamment dans le taoïsme avec les « pratiques de longévité » où des maîtres pouvaient accéder à l'immortalité grâce à leur sexualité avec de jeunes filles, avec une technique de rétention de la semence (sperme). La sexualité ordinaire, avec éjaculation était perçue comme une déperdition d'énergie et entretenait ainsi les « vieux préjugés à l'égard des femmes “dévoreuses” d'hommes ». Cf. B. Faure, (1994: 128).
    130 G. Samuel, (1993 : 295).
    131 I. Riaboff, (1997 : 295).
    132 « Le discours bouddhique de la transgression trouve dans ces figures mythologiques certaines de ses sources, sinon ses justifications » note B. Faure, (1994 : 92-94).
    133 L'anthropologue Paul Radin (1955) fait figure de précurseur.
    134 Ardussi & Epstein, « The Saintly Madman in Tibet », Himalayan Anthopology... op.cit., p. 332. 1" (1993 : 303). (1994: 59).
    p. 69

    1. Dieux, divinités, protecteurs et déités tutélaires
    Le panthéon bouddhiste, déjà chargé dans le Mahayana, s'est vu considérablement augmenté dans le Vajrayana tibétain. Certains dieux mondains sont toujours soumis au cycle des renaissances au même titre que les hommes, alors que d'autres en sont sortis, et, ce faisant, font parti de la vacuité immuable. Les lha tibétains sont généralement traduits par les termes de « dieu » en français156. Notons l'omniprésence de ces divinités au Tibet et dans les régions de culture tibétaine, divinités attachées à l'espace des hommes (yul lha), associées aux montagnes, aux lacs, mais aussi aux circonscriptions157. Dans le bouddhisme tibétain, on ne croit pas seulement que chaque personne est veillée par un dieu protecteur associer à son corps et à son lieu de naissance, mais on est persuadé du pouvoir de certaines déités appelées « gardiennes » sungma (tib. srung ma) ou dharmapala (tib. chos skyong), « protecteurs du dharma158 » note Amy Heller. En effet, les démons et autres dieux autochtones soumis à la préservation du dharma (comme les dieux hindous)159 ont permis l'émergence de types de déités courroucées et paisibles.
    Les « protecteurs de la loi » sont considérés comme des émanations de bouddhas et bodhisattva, esprits, dieux, démons qu'un maître, dont l'archétype est Padmasambhava, a subjugués et soumis. Ils sont de deux types : les mahakala masculins et mahakali féminins et les lokapala (« gardiens de l'espace »). Majoritairement, les dharmapala apparaissent sous leurs formes courroucées. Ils portent les ornements et les attributs des heruka (forme courroucée de déités dans le Mahayoga et l'Anuyoga, des « buveurs de sang ») entourés de flammes et parés d'attributs du démon. Dans les monastères, il est coutume qu'une chapelle soit réservée à ce protecteur. Les mahakala sont généralement noirs ou d'une couleur sombre, maha signifiant grand et kala ou kali, noir. Leur rôle est d'abord de protéger l'intégrité de l'enseignement et d'aider à transmuter les énergies négatives qui encombrent le chemin du pratiquant. Il en existe de nombreux aspects, toujours sous une forme courroucée.
    Les yidam (tib. lha) sont des déités tutélaires (déités d'élection). Tcheuky Sèngué explique dans Petite encyclopédie des Divinités et symboles du bouddhisme tibétain que la fonction des yidam est à replacer dans le contexte des trois racines ; à savoir : lamas, yidam, protecteurs. Dans ce sens, les « lamas sont la racine de la bénédiction, car ils sont les dépositaires de l'énergie spirituelle propre aux divinités dont ils ont reçu eux-mêmes l'initiation dans le cadre d'une lignée ininterrompue, et dont ils ont accompli la pratique160 » ; ils retransmettent cette énergie aux adeptes en leur conférant une initiation, laquelle inscrit les virtualités de la divinité. Les yidam sont « la racine …
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    156 « Les lha, une catégorie zanskari à géométrie variable, ou Que sont les dieux devenus ? », in T. Dodin (ed.), Recent Research on Ladakh 7, Proceedings of the International Association for Ladakh Studies, 7th Colloquium, Bonn 1995, 335-378, 1999.
    157 I. Riaboff, « Chos rgyal et lha chen. Dimensions religieuses de la figure royale au Zanskar », Arch. de Sc. Soc. des Rel. 99 (July-Sept.), 105-128 (Religion, Politique et Identités en Himalaya, édité par G. Toffin), p. 111.
    158 « Les déités protectrices des Dalaï-Lamas », in Les Dalaï-Lamas, op.cit., p. 212.
    159 Les déités hindoues ont souvent été adoptées dans le panthéon bouddhiste sous un autre nom. Cf. Pratapaditya Pal, Idoles du Népal et du Tibet, Arts de l'Himalaya, op.cit., p. 27.
    160 Claire Lumière, 2002, p. 198.
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    … des accomplissemente161 » permettant d'obtenir un résultat. Le yidam est alors une personnification d'une fonction de l'éveil sous la forme d'une divinité (féminine ou masculine, courroucée, semi-courroucée ou paisible) parée de couleurs, d'attributs et d'ornements. Nombre de Tibétains mais aussi d'Occidentaux attribuent aux déités une existence réelle162.
    « On attribue à chaque individu sa divinité protectrice (yidam, tib. lha), le forme du divin avec laquelle il est en harmonie et qui en vertu de cette attache mène dans la bonne voie la réalisation de sa catharsis. La soudaine apparition du yidam a une importance décisive pour celui qui fait cette expérience, à qui la théophanie est révélée par son bla ma, ou encore par un rêve, ou par un signe mystérieux dès le début du processus initiatique (...) Le choix du yidam est déterminé par le nombre de familles (rigs) entre lesquelles se répartit le panthéon (et par là aussi les individus). » (Tucci & Heissig, 1973 : 137)
    Certains traduisent le yidam par la notion d'archétype163 de l'Éveil, selon la définition qu'en donne C.G. Jung164. Les « protecteurs du dharma », comme les yidam, ne sont pas propres aux individus mais les lignées en ont également un (ou plusieurs). Par exemple, la déesse Palden Lhamo est considérée comme la déité protectrice personnelle du Dalaï-Lamal65. Il faut ajouter l'adoption, par les écoles bouddhiques, de la tradition des oracles, notamment l'oracle de Nétchung (nom tiré du monastère du même nom), oracle d'état et protecteur du gouvernement tibétain et donc, du Dalaï-Lama. L'oracle remonte au temps du deuxième Dalaï-Lama166. C'est l'esprit de Pehar (une déité gardienne qui a son siège à Samyé depuis le XIle siècle') qui se manifeste à travers son émissaire Dorjé Drakden. Il faut attendre l'unification politico-religieuse du Tibet (1642) sous les Guélougpa du Ve Dalaï-Lama pour que naisse l'institution de l'oracle d'État. Les moines rattachés au monastère de Nétchung assurent cette fonction par réincarnations successives. Dorjé Drakden prend possession du corps d'un moine à des moments précis du calendrier tibétain ou lors de convocations à la demande du gouvernement tibétain ou du Dalaï-Lama. Lors de ses transes, l'oracle s'exprime dans une langue que seul le Dalaï-Lama et d'autres maîtres peuvent comprendre. Il est consulté pour des questions politiques mais aussi religieuses. Il est l'un des pivots du chos srid gnyis ldan, l'union du politique et du religieux.
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    161 Les siddhi sont de deux ordres : ordinaires, correspondant aux pouvoirs supranormaux comme la télépathie et n'ont de valeur que s'ils aident les autres ; les accomplissements sublimes concernent la réalisation de la véritable nature de l'esprit, la libération. Ibid., p. 17.
    162 (Lama) Tcheuky Sèngué écrit que les Tibétains sont certainement « un des peuples les plus religieux de la terre » et les grands maîtres encouragent la dévotion populaire en « étant les premiers à disposer de magnifiques offrandes sur les autels de divinités ». Cf. Petite encyclopédie des Divinités et symboles du bouddhisme tibétain, op.cit., p. 21.
    163 P. Cornu, (2001 : 632) ; Robert A. F. Thurman, « Wisdom and compassion : the heart of the tibetan culture », Wisdom and compassion, Harry N. Abrams, New York, 1996.
    164 Pour Jung, les archétypes sont « comme des organes de la psyché « pré-rationnelle. », L'âme et la vie, (1963 : 60-61).
    165 H. Heller, in Les Dalaï-Lamas, (2005 : 217). '6 P. Cornu, (2001 : 410). 167 Amy Heller, (2005 : 222).
    p. 73

    V. TIBET HISTORIQUE ET POLITIQUE
    Dépeindre le Tibet historique sous l'angle d'une histoire politique permet de comprendre les actions des maîtres, des élites. Leur rôle dans la diffusion du bouddhisme dans des contrées ou ce dernier était encore inconnu, les conquêtes et les luttes pour le pouvoir afin de régner et d'exercer une autorité sur un territoire toujours plus grand, les alliances stratégiques afin de prendre le contrôle d'une école ou d'une lignée sont des exemples saillants qui témoignent d'une activité multiple qui s'ajoute (se superpose) à leurs activités religieuses et qui permettent de comprendre les soubassements de l'exil ainsi que plusieurs caractéristiques actuelles du bouddhisme tibétain en Occident.
    Note sur le système féodal tibétain
    Le Tibet historique et politique est un sujet éminemment complexe et polémique. N'étant pas tibétologue, il est difficile de naviguer dans les arcanes de l'histoire tibétaine. De plus, quelque soit le point de vue avancé, il est toujours sujet à discussions pour d'éventuels rapprochements, qu'ils soient d'ordre pro-tibétain et donc antichinois ou à l'inverse pro-chinois et donc anti-tibétain. Une ligne médiane, comme celle de M. C. Goldstein, dont les travaux font autorité, est inspirante.
    Le servage et la féodalité, déjà présents sous la dynastie royale ont perduré jusqu'à l'arrivée des Chinois en 1950 et jusqu'en 1959.
    p. 74

     

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